«Il ne s'agit pas de réductions abstraites dans le bilan financier du gouvernement, mais de vrais emplois, de vraies compétences et de vrais services menacés, a déclaré Sean O'Reilly, président de ce syndicat qui représente plusieurs employés fédéraux. Une fois cette capacité disparue, elle ne peut être remplacée rapidement ou à moindre coût. C'est une période sombre pour la fonction publique fédérale.»
Plus particulièrement, l'IPFPC s'inquiète des compressions à Statistique Canada.
«Si le gouvernement veut une analyse solide pour aider à réorganiser l'économie canadienne, il a besoin des bonnes données et d'analystes qui savent comment les interpréter. Cette capacité n'existe pas sans les expert.e.s de Statistique Canada. Cette capacité a été considérablement réduite aujourd'hui. Compte tenu des défis auxquels le Canada est confronté, il s'agit d'une mauvaise décision prise au pire moment possible», a plaidé Sean O'Reilly.
Le syndicat craint également que les réductions d'effectifs nuisent à la productivité et entraînent des départs anticipés, laissant les ministères «de plus en plus dépendants de sous-traitants privés pour combler les lacunes».
«Cette situation n'est pas isolée, a renchéri M. O'Reilly. Les employé.e.s fédéraux sont confrontés à une triple attaque simultanée. D'importantes coupures de postes, le retour au bureau forcé et une vague d'incitations à la retraite anticipée. Ce n'est pas un plan. C'est un acharnement.»