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Fonction publique fédérale

Un syndicat craint «un recul générationnel» des services publics

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Photo : Archives - Gilles Boutin

13 janv. 2026 04:00

Alors que le gouvernement libéral de Mark Carney a promis des coupes dans la fonction publique fédérale, l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) croit fermement que la perte d'employés expérimentés aura des «conséquences durables sur la qualité des services, la capacité et la responsabilité».

«Il ne s'agit pas de réductions abstraites dans le bilan financier du gouvernement, mais de vrais emplois, de vraies compétences et de vrais services menacés, a déclaré Sean O'Reilly, président de ce syndicat qui représente plusieurs employés fédéraux. Une fois cette capacité disparue, elle ne peut être remplacée rapidement ou à moindre coût. C'est une période sombre pour la fonction publique fédérale.»

Plus particulièrement, l'IPFPC s'inquiète des compressions à Statistique Canada.

«Si le gouvernement veut une analyse solide pour aider à réorganiser l'économie canadienne, il a besoin des bonnes données et d'analystes qui savent comment les interpréter. Cette capacité n'existe pas sans les expert.e.s de Statistique Canada. Cette capacité a été considérablement réduite aujourd'hui. Compte tenu des défis auxquels le Canada est confronté, il s'agit d'une mauvaise décision prise au pire moment possible», a plaidé Sean O'Reilly.

Le syndicat craint également que les réductions d'effectifs nuisent à la productivité et entraînent des départs anticipés, laissant les ministères «de plus en plus dépendants de sous-traitants privés pour combler les lacunes».

«Cette situation n'est pas isolée, a renchéri M. O'Reilly. Les employé.e.s fédéraux sont confrontés à une triple attaque simultanée. D'importantes coupures de postes, le retour au bureau forcé et une vague d'incitations à la retraite anticipée. Ce n'est pas un plan. C'est un acharnement.»

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