Durant la journée qui a suivi l’annonce du premier ministre, Bernard Drainville, député de Lévis, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, ministre responsable de la Stratégie maritime et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, a répété à plusieurs reprises qu’il avait été surpris par l’annonce.
«C’est un choc, parce qu’il m’avait convaincu qu’il allait rester et aussi parce que je souhaitais qu’il reste. Dans le contexte de grandes instabilités que nous traversons avec le président américain, Donald Trump, et les conflits dans le monde, j’avais confiance qu’arriver à l’élection, les Québécois allaient se dire que oui, il a commis des erreurs, mais ce dont on a besoin, c’est un homme capable de gouverner en temps de crise», explique-t-il.
Pour l’avenir du parti, le député de Lévis veut que sa formation politique conserve ses «valeurs de base».
«Ce qui est important, c’est qu’on préserve l’identité du parti. Le parti, c’est deux choses, c’est l’économie et c’est nos valeurs d’identité. Il faut préserver ce courant nationaliste. On a besoin d’un parti nationaliste au Québec. Un parti pour qui le Québec passe en premier sans pour autant faire de référendum», ajoute-t-il.
Alors qu’il a passé les 24 heures suivant l’annonce à rendre hommage à son premier ministre, Bernard Drainville indique prendre maintenant un pas de recul et réfléchir à la suite des choses. Il réitère toutefois qu’il souhaite toujours être député de Lévis et se présenter aux prochaines élections dans la circonscription.
«J’ai déjà dit que je serai candidat dans Lévis et je persiste et signe. Je veux être candidat dans Lévis. Je travaille fort pour mon comté et je suis fier d’être député des gens de Lévis. J’ai plein de dossiers sur lesquels je travaille et j’aimerais ça les terminer et en entreprendre de nouveaux. Je veux participer à l’opération de réparation du lien de confiance», martèle le député de Lévis.
Optimiste pour la suite
Pour la députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance, le portrait pour la suite se dessine déjà alors que certains de ses collègues commencent à réfléchir à leur candidature pour la chefferie du parti.
«Je suis confiante [pour la suite]. On voit déjà que certaines personnes pourraient lever la main pour la chefferie de la coalition, donc on va laisser le temps au temps. On n’a pas encore les règles pour la course à la chefferie. On va voir les potentiels successeurs et on va être très attentif», souligne-t-elle.
Celle qui a travaillé depuis 11 ans en étroite collaboration avec le premier ministre n’a pas caché non plus sa surprise face à son annonce.
«Je travaille avec M. Legault depuis 11 ans. Après ma première campagne en 2014, où je n’avais pas été élue, j’ai été vice-présidente de la CAQ. J’ai travaillé étroitement avec M. Legault pendant ces années-là. Je suis députée pour le parti depuis 2018. Je ne savais pas que M. Legault prendrait cette décision-là. C’est toujours une surprise, ça brasse les émotions quand on a travaillé avec une personne pendant toutes ces années. J’ai été dans une zone d’émotions particulières», raconte Stéphanie Lachance.
Pour la course qui se dessine, la députée de Bellechasse se dit ouverte et prête à recevoir les idées de chaque personne qui se présentera à la chefferie.
«Je suis une fille d’idées. Dans une certaine mesure, je m’attends à ce que ce soit une personne qui est capable de rallier l’économie, le nationalisme et l’identité, mais aussi l’efficacité de l’État. Je vais attendre de voir qui seront les candidats et je vais les entendre pour pouvoir me faire une idée pour la suite des choses», conclut-elle.
Du côté de la députée des Chutes-de-la-Chaudière, Martine Biron, celle-ci n’a réagi à la nouvelle que sur ses réseaux sociaux en remerciant et saluant le travail de M. Legault.