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Science et sécurité publique

Des compressions que ne digèrent pas l'IPFPC

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Les scientifiques et chercheur•ses fédéraux représentés par l'IPFPC ont bravé le froid le16 janvier 2026 pour manifester à Ottawa contre les coupes budgétaires imposées au secteur scientifique fédéral. Photo : Courtoisie

24 janv. 2026 06:00

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), un syndicat qui représente plusieurs professionnels du gouvernement fédéral, soutient que les réductions annoncées cette semaine dans les principaux ministères fédéraux à vocation scientifique «affaibliront la capacité du Canada à prévenir les catastrophes, à intervenir en cas d'urgence et à protéger les populations, la sécurité publique et l'environnement».

Les réductions opérées à Environnement et Changement climatique Canada, Transports Canada, Pêches et Océans Canada, et Innovation, Sciences et Développement économique Canada «visent» les scientifiques, les ingénieurs et les experts en politiques publiques oeuvrant en surveillance des marchandises dangereuses, la sécurité ferroviaire, les prévisions et alertes météorologiques, la prévention de la pollution, la conservation marine, la restauration des habitats et les interventions en cas d'urgence environnementale, déplore le syndicat.

«Il ne s'agit pas de programmes abstraits ou de fonctions bureaucratiques, soutient Sean O'Reilly, président de l'IPFPC. Ce sont ces expert.es qui empêchent les déversements d'hydrocarbures de se transformer en catastrophes, qui veillent à ce que les marchandises dangereuses n'explosent pas sur nos voies ferrées, qui s'assurent que les Canadien.nes peuvent se fier aux alertes météorologiques et qui protègent les espèces menacées d'extinction. La suppression de cette expertise scientifique met en péril la sécurité publique et l'environnement.»

L'IPFPC demande donc au gouvernement fédéral de protéger l'expertise en matière de science, d'ingénierie, de recherche et de réglementation. «Nous avons besoin d'investissement dans la science, pas de désinvestissement», a conclu Sean O'Reilly.

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