Retour sur les dernières élections
Avant le discours de M. Duceppe, les représentants de la circonscription ont pris un moment pour revenir sur les dernières élections fédérales, au cours desquelles Gaby Breton, candidate du BQ dans Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, avait terminé troisième avec un peu plus de 18 % des voix.
«La dernière élection s’est faite un peu sur les chapeaux de roues. On ne s’attendait pas à ce que l’élection soit déclenchée à ce moment-là. On a été très humble dans la façon dont l’élection s’est déroulée. On ne voulait pas se bruler dans une campagne électorale que malheureusement on savait perdue d’avance. On est content de la campagne qu’on a faite avec les ressources qu’on avait», a indiqué Marc-André Boucher, directeur de campagne lors de la dernière élection.
Alors que Gaby Breton aura reçu exactement 12 244 votes, dans «une campagne minimaliste», les représentants du BQ affirment que les dépenses auront été d’un peu moins de 15 000 $.
«Le contexte que ça a été déclenché rapidement ne nous a pas permis de faire une précampagne très longue. On a sauté dans l’action et ça a été cinq semaines très intenses. Puis, le comité n’était pas dysfonctionnel au départ, mais disons qu’il avait besoin d’être dynamisé et réaligné. On a mis beaucoup d’efforts pour essayer d’organiser notre petit comité. Pour les prochaines élections, on va être plus en mesure d’être en plus grand nombre», a mentionné Gaby Breton.
Par ailleurs, l’exécutif a indiqué que pour les prochaines élections, une demande sera faite pour modifier la carte électorale. Le BQ est d’avis que la réalité de Bellechasse n’est pas en adéquation avec Lévis.
L’indépendance du Québec
À la suite de l’assemblée, Gilles Duceppe, qui a été député fédéral de la circonscription de Laurier—Sainte-Marie pendant 21 ans et chef de son parti de 1997 à 2011, a pu donner une conférence portant sur la réflexion de la nation.
«Si je demande si le Québec est une nation, vous répondez quoi? Moi, je vous dis que non. Le Québec est un État fédéré, comme aux États-Unis. Tout commence lorsqu’on dit que tous ceux et celles qui vivent au Québec font partie de la nation québécoise, mais non, il y a aussi les Premières Nations. Il faut distinguer les nations des pays et les peuples des nations. Ces termes-là, on doit les préciser pour que notre projet soit inclusif et qu’on aille chercher l’appui des communautés culturelles», a débuté Gilles Duceppe.
Ce dernier a ensuite été longuement questionné sur l’indépendance du Québec. Notamment, il a été question de la façon de rejoindre les différentes générations et de leur expliquer les enjeux liés à un possible référendum.
«Peut-être qu’il y a l’éducation qu’on a reçue à travers les décennies qui nous amène à avoir peur, mais c’est comme ça pour toutes les nations qui aspirent à l’autodétermination par souveraineté, ce sont des arguments de peur. Il faut vaincre ces arguments et affronter la réalité, puis mettre les gens au défi de nous convaincre. […] Quand le débat porte sur si on aura un référendum, pour moi, ce n’est pas ça le débat. Le débat ne doit pas porter sur la date, mais sur le contenu. Qu’est-ce qu’on veut? Il faut aller au fond des choses, parler des vraies choses», a conclu Gilles Duceppe.