Conscient qu’il peut parfois être tranchant dans ses propos, Bernard Drainville croit que les Québécois recherchent quelqu’un qui leur donne l’heure juste. Effectivement, le député de Lévis se qualifie comme quelqu’un qui n’a pas la langue de bois.
«Ils savent à quoi s’en tenir avec moi, lance le candidat à la chefferie. Je dis les choses, parfois un peu crûment, mais je m’assume. Je pense que les gens veulent de l’authenticité, ils ne veulent pas de leader superficiel et artificiel. Les gens savent qu’en me choisissant, ils choisissent l’expérience. J’ai traversé plusieurs épreuves, j’ai mené plusieurs batailles et je n’ai pas coutume d’aller me cacher quand ça chauffe. Quand ça brasse, je suis sur le pont et je mène mes batailles. Je crois que cette expérience et cette solidité vont inspirer confiance, particulièrement dans cette période d’incertitudes, surtout économiques.»
Pour celui qui a porté plusieurs chapeaux au sein de la CAQ, notamment celui de ministre de l’Environnement, ministre de l’Éducation ainsi que ministre responsable de la Stratégie maritime, il est important qu’un premier ministre soit en mesure de prendre des décisions difficiles.
«Les gens ont besoin d’être rassurés et de savoir qu’il y a à la barre un chef qui prend les décisions. Oui, il faut consulter, mais il faut décider. Ce leadership-là, je pense que je suis capable de l’incarner. Les gens me connaissent et savent que je suis un gars réfléchi, un gars qui a le souci du détail et qui travaille ses dossiers, mais lorsqu’il est temps de prendre une décision, je prends une décision et je mène la bataille. Mon état d’esprit, c’est qu’il y a un temps pour la réflexion, il y a un temps pour la décision et il y a un temps pour l’action. Il faut que ça marche, il faut le faire et il faut réussir», soutient Bernard Drainville.
Une CAQ à rebâtir
Malgré qu’il soit conscient que la CAQ ait un «défi pour regagner la confiance des Québécois», le candidat à la chefferie croit que la course servira à mettre de l’avant des propositions et des idées.
«Le défi est grand, il y a beaucoup de gens qui ont été déçus de la CAQ, mais je pense que comme député, les gens voient que j’ai travaillé fort pour réussir plusieurs bons coups. On travaille pour en annoncer d’autres. La CAQ a du travail à faire, mais la course devrait aider. Il faut que ça vienne du cœur. Je suis vraiment sincère, si jamais ils me font confiance, ce sur quoi je me suis engagé, je vais le faire», ajoute-t-il.
Comme sa campagne vient de débuter, Bernard Drainville n’a pas encore tenu à se positionner sur les différents enjeux qui pourraient marquer la campagne, notamment le dossier de l’abolition du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), mais il a précisé qu’il le ferait tout au long de la course.
Le député de Lévis a également confirmé qu’il se représenterait sous la bannière caquiste dans sa circonscription aux prochaines élections, peu importe le résultat de la course à la chefferie de la CAQ.