«Une telle décision serait à la fois nécessaire pour la stabilité économique de nos entreprises et empreinte de considération envers les situations difficiles vécues par les personnes déjà établies au Québec et titulaires d’un permis d’immigration temporaire, déclare le maire de Lévis. La fin du programme entraîne aujourd’hui des situations humaines difficiles pour des familles bien intégrées à notre collectivité, qui vivent une incertitude profonde quant à leur avenir.»
Le maire de Lévis souhaite également mettre l’accent auprès du gouvernement sur les impacts de l’abolition principalement pour la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, dont le taux de chômage s'établissait à 3,4 % en date du 9 janvier dernier.
Lors de la dernière séance du conseil municipal du 27 janvier, une citoyenne de Lévis vivant personnellement l’incertitude liée à l’abolition du PEQ était venue aborder le sujet lors de la période de questions.
«Aujourd’hui, je prends la parole en mon nom et en celui de tous les orphelins du PEQ. M. le maire, vous vous êtes déjà positionné publiquement contre la fermeture du programme. Aujourd’hui, sur le terrain, la réalité reste la même. […] Maintenant que vous êtes positionné, est-ce que la Ville de Lévis va poser des gestes concrets et officiels pour appuyer une clause de droit acquis pour les familles déjà établies?», a questionné Tiffany Corti à son tour au micro.
Pâtissière, cette dernière réside à Lévis avec son conjoint et ses deux enfants, scolarisés dans les écoles de la ville, depuis deux ans et demi.
À la suite de son témoignage, le maire de Lévis avait déjà indiqué son intention de soumettre une résolution au conseil municipal à cet égard.