«L’objectif de la rencontre, c’était évidemment de connaître les priorités de la nouvelle administration municipale ici, à Lévis, a résumé Éric Duhaime quelques minutes après la rencontre qui aura duré un peu plus d’une heure. […] Nous sommes très satisfaits. On fait la tournée des élus municipaux et je pense que c’est important de le faire en année préélectorale. C’est important de bien comprendre les enjeux dans chacune des régions.»
Parmi les dossiers abordés, la question du troisième lien a occupé une place importante, alors que le chef du PCQ a réitéré son appui pour un troisième lien à l’Est.
«Comme la Ville de Lévis, on est opposé à un tracé centre-ville à centre-ville à 10 ou 11 G$. On préfèrerait de loin un lien beaucoup moins cher à l’Est pour continuer à la hauteur de l’île d’Orléans, comme M. Blaney le proposait lorsqu’il était député au fédéral», a-t-il soutenu.
Ce dernier a également abordé l’état des infrastructures sportives, reconnaissant qu’il «y a un déficit à cet égard à Lévis pour notre jeunesse». Selon lui, il est «important que le gouvernement investisse là-dedans et qu’il y ait des partenariats avec le privé».
Un autre dossier dont il a été question était le moratoire sur la construction actuellement en vigueur sur le territoire lévisien.
«On sait qu’il y a une crise du logement ici comme dans bien d’autres régions du Québec. C’est important d’assister la Ville pour faire un développement responsable et pouvoir recommencer à accueillir des gens. […] Nos gouvernements aiment beaucoup investir dans des trucs pour couper des rubans et bien paraître et avoir l’air très verts. On veut investir 10 à 12 G$ pour un tramway à Québec, par exemple, mais on a de la difficulté à s’occuper de nos infrastructures existantes. Pour nous, c’est ça qui devrait être la priorité», a admis Éric Duhaime.
Des rencontres avec Gilles Lehouillier
Alors que le mystère plane sur l’avenir politique de l’ancien maire de Lévis, Gilles Lehouillier, Éric Duhaime a confirmé l’avoir rencontré quelques fois jusqu’à maintenant.
«Il a dit qu’il est en réflexion et qu’il avait peut-être encore le goût de contribuer à la vie politique. Il a dit que le PCQ, ça pourrait être une option pour lui. J’ai effectivement rencontré M. Lehouillier. […] Je vais continuer de lui parler dans les prochaines semaines et voir comment il pourrait collaborer et aider à faire avancer les idées conservatrices», a précisé Éric Duhaime.
S’il mentionne qu’il n’est «pas du tout rendu au point» d’annoncer sa candidature, M. Duhaime reconnaît qu’il est «ouvert à des candidatures d’expérience».
Course à la CAQ
En pleine course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ), le chef du PCQ a mentionné qu’il serait «inquiet» pour la réalisation du troisième lien si Christine Fréchette en venait à remporter la course.
«Bernard Drainville a toujours été un défenseur du troisième lien. Je ne pense pas que c’est à cause de lui que le troisième lien a connu les échecs qu’il a connus sous la CAQ. Malheureusement, Bernard Drainville ne semble pas peser très fort et très lourd à l’intérieur de la CAQ. Moi, je m’inquiète beaucoup de Mme Fréchette qui est la leader dans la course. On sait qu’elle veut revoir de fond en comble tout ça et consulter les autres régions, alors que ça fait huit ans qu’on attend qu’ils commencent la construction du troisième lien», a souligné Éric Duhaime.
Par ailleurs, à peine 24 heures après le lancement officiel de la campagne de Bernard Drainville, il a commenté le discours de celui qui s’est présenté comme «le candidat du changement».
«Depuis 24 heures, il est devenu un apôtre du centre droit au Québec. On se demande c’est quoi la sincérité de ses convictions. Le gars a été très à gauche, autant quand il était ministre péquiste que journaliste. Là, pourquoi il s’est converti à la droite soudainement? […] Est-ce qu’il le fait parce qu’il a vu un sondage? Est-ce que c’est une question d’opportunisme ou une question de conviction?», a questionné le chef du PCQ.