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Télétravail

Un syndicat de fonctionnaires fédéraux en colère

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Photo : Unsplash - Andrea Stuart

07 févr. 2026 05:45

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), syndicat représentant des milliers d'employés fédéraux, critique la décision d'Ottawa d'imposer un retour quasi à temps plein au bureau à ses employés à partir de l'été.

L'IPFPC s'explique mal ce nouveau tour de vis du gouvernement fédéral quant au télétravail «alors que les employés fédéraux sont confrontés à des suppressions d'emplois, à des réductions de programmes et à une incertitude permanente».

Le syndicat réclame à Ottawa d'expliquer son nouveau mandat de retour au bureau (RAB), «malgré des années de rendement démontré et des preuves de la façon dont le travail à distance favorise le recrutement et le maintien en poste».

Rappelons que selon ce qu'ont rapporté des médias nationaux, à partir du 6 juillet, les cadres du gouvernement fédéral devront travailler à temps plein dans les locaux du gouvernement, tandis que les fonctionnaires n'auront droit qu'à une journée de télétravail par semaine.

«Ce mandat n'a rien à voir avec le rendement, la collaboration ou le service aux Canadien•nes, a déploré Sean O'Reilly, président de l'IPFPC. C'est une question d'apparence, imposée à une main-d'œuvre déjà confrontée à des licenciements, à des réductions budgétaires et à un lieu de travail déjà en proie au chaos.»

Du même souffle, l'IPFPC a soutenu que les représentants du Conseil du Trésor ont déclaré aux dirigeants syndicaux dans une récente rencontre «qu'ils ne disposaient d'aucune information sur la date à laquelle un nouveau mandat de RAB serait annoncé ou sur ce qu'il impliquerait», en contradiction directe avec les actions du gouvernement.

Également, le syndicat a accusé le premier ministre du Canada, Mark Carney, de manquer de cohérence, comme ce dernier a fait l'éloge de l'efficacité et des avantages humains du travail à distance il y a a peine quatre ans.

L'IPFPC demande donc au gouvernement fédéral de suspendre le nouveau mandat de RAB et de dialoguer de «manière constructive avec les fonctionnaires et les syndicats avant d'imposer une nouvelle décision prise au sommet qui ignore l'expérience vécue».

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