Rappelons que dans sa lettre, Isabelle Lefebvre demande aux municipalités et à l’administration en place à Lévis de faire davantage que de la «simple gestion de services». Elle a aussi critiqué le discours de PL qu’elle perçoit comme uniquement axé sur les finances. Elle note également que le conseil municipal a été formé récemment, donc elle lui donne encore le bénéfice du doute.
Si elle n’a jamais été nommée dans la lettre d’opinion d’Isabelle Lefebvre, Anick Tremblay accuse sa collègue de parler d’elle sans la nommer.
«J’ai pris connaissance de votre lettre publiée dans le Journal de Lévis. Je trouve d’ailleurs ironique que vous refusiez de me nommer explicitement, alors qu’il est évident pour tous qu’il est question de mes interventions. Vous auriez pu avoir le courage de m’identifier clairement», indique Anick Tremblay dans sa publication.
Une «gestion rigoureuse du réel»
Dans son texte, Anick Tremblay mentionne qu’entre une vision idéalisée du rôle d’une municipalité et la gestion rigoureuse du réel, elle priorise le réel.
«À la suite de l’élection de l’automne, l’administration nous attendait de pied ferme. Elle avait la ferme intention d’imposer de nouvelles taxes à nos commerces. J’ai tenu une ligne claire et ferme sur ce dossier et, au final, nous avons réussi à éviter un alourdissement du fardeau fiscal. Voilà une vision très concrète du rôle d’élue : protéger les contribuables», écrit-elle.
D’ailleurs, Anick Tremblay lance des pointes à l’administration de la Ville de Lévis quant à sa gestion, notamment en ce qui a trait à la diversification de revenus et au désir de l’administration d’emprunter la «voie facile de la taxation pour équilibrer le budget».
«Et oui, il faut s’en occuper maintenant si l’on veut éviter de revivre le cirque budgétaire de l’an dernier. La pression exercée par l’administration vise clairement à nous amener à considérer de nouvelles formes de taxation plutôt qu’à procéder à une révision rigoureuse de ses propres programmes et pratiques», ajoute la conseillère municipale.
Alors qu’elle se dit irritée que son travail soit réduit à une «supposée obsession des finances publiques saines» par Isabelle Lefebvre, Anick Tremblay rappelle certains dossiers sur lesquels elle a travaillé.
«Je siège à la Commission des services à la communauté, où plusieurs dossiers importants s’en viennent. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié le dynamisme de la directrice générale adjointe dans les travaux récents. Nous travaillons activement à la préparation de projets en vue du prochain programme de subventions provinciales, le PAFIRSPA. J’ai contribué à réintégrer au budget une somme destinée au Vieux Bureau de poste, permettant ainsi de préserver une subvention gouvernementale pour leur projet d’agrandissement. J’ai également collaboré avec la Maison des Hauts-Bois afin de soutenir leur dossier de permis d’agrandissement. Cet organisme joue un rôle crucial auprès des personnes en situation d’itinérance», écrit-elle dans sa publication.
En plus de rappeler l’importance qu’elle accorde aux détails dans son travail, notamment lorsqu’elle a «détecté un contrat qui s’apprêtait à être octroyé à une firme figurant sur notre liste noire» dans son analyse des appels d’offres publiés au Système électronique d'appel d’offres, Anick Tremblay assure que le rôle de «chien de garde» lui convient parfaitement et qu’elle souhaite exceller dans son rôle de surveillance.
L’entièreté de sa publication se retrouve sur sa page Facebook, Anick Tremblay – Conseillère municipale de Saint-Romuald.