Concrètement, un gouvernement péquiste mettrait en place des «sanctions claires et plus sévères» contre les auteurs de violence. De plus, les victimes n'auraient plus à changer d’école après avoir subi des actes d’intimidation ou de cyberintimidation
S'il forme le prochain gouvernement, le parti souverainiste tiendrait également un Forum de concertation. Cette initiative permettrait de «mobiliser tous les acteurs de la société civile» pour mettre en place des «mesures fortes» contre la violence à l'école.
«Sur le terrain, tant les directions d’écoles que le personnel scolaire ont l’impression d’être livrés à eux-mêmes et de ne disposer d’aucune réelle marge de manœuvre pour agir fermement face à la violence en milieu scolaire. Nous proposons donc de réunir au sein d’un forum non seulement le ministère, les directions d’écoles et le personnel scolaire, mais aussi l’ensemble des autres acteurs qui doivent être impliqués dans la prévention et la lutte contre la violence en milieu scolaire, notamment les parents d’élèves, les services policiers locaux, les organismes communautaires et les municipalités. Notre objectif est d’ériger en réelle priorité l’éradication de la violence à l’école et d’en faire une urgence pour tous les acteurs que nous souhaitons mobiliser», a détaillé Pascal Bérubé.
Le PQ a aussi réitéré sa demande d’une nouvelle Enquête nationale sur la violence en milieu scolaire.
«Il y a quelques jours, nous avons voté unanimement à l’Assemblée nationale une motion que j’ai présentée pour demander la tenue d’une nouvelle enquête nationale sur la violence en milieu scolaire. Notre première action pour guider nos interventions est de mandater l’Institut de la statistique du Québec pour en décrire et détailler le phénomène et d’autres acteurs pertinents, par exemple. Le gouvernement pourrait entamer cette enquête dès maintenant, sinon un gouvernement du Parti québécois s’y engagera dès son arrivée au pouvoir», a conclu le porte-parole péquiste en matière d'éducation.