Le plan présenté par le premier citoyen comprend la reconduction du moratoire en vigueur sur les deux tiers du territoire en novembre 2026 pour deux ans, suivi par le début des chantiers visant l’augmentation de la capacité des stations de traitement des eaux usées (STEU) de Desjardins et Saint-Nicolas en 2027. Puis, c’est en 2029 qu’est prévue la fin de ces chantiers.
D’ailleurs, ce ne sont pas moins de 603 M$ en investissements liés à l’amélioration et la pérennité des infrastructures d’eau qui sont prévus entre 2021 et 2030, dont près de 220 M$ pour le traitement des eaux usées.
«Ce ne sera pas nécessaire de renouveler le moratoire en 2028. […] Il va se terminer en novembre 2028 et on prévoit que nos stations soient en opération six mois plus tard. […] Évidemment, c’est le conseil municipal qui décide de la mise en œuvre du moratoire, mais on n’a pas l’intention de prolonger le moratoire au-delà de novembre 2028. C’est une intention ferme. Légalement, je ne pense même pas qu’on a le droit», a mentionné M. Blaney.
Cependant, le maire a aussi soulevé l’idée que certains projets pourraient profiter d’une levée dès 2027 selon certains critères de sélection qui seront établis lors de consultations publiques à venir.
«Ça va vraiment être des projets créateurs de richesse qui vont aussi amener de la qualité de vie, mais évidemment, on va honorer les engagements qu’on a pris comme Ville. À partir du moment où nos stations de traitement des eaux usées sont en construction, on va être en mesure de considérer et émettre des permis de construction», a expliqué Steven Blaney.
Réactions
Après la présentation du maire, bon nombre d’élus municipaux et acteurs du monde politique lévisien ont indiqué être satisfaits de voir le moratoire être reconduit, mais que certains questionnements étaient toujours sans réponse.
«Je suis agréablement surpris de la présentation qui a été faite, a partagé l’ancien maire de Lévis, Gilles Lehouillier. C’est exactement le plan de match qu’on s’était donné. Ce que j’ai entendu aujourd’hui, c’est de la musique à nos oreilles. […] Ce sont les mêmes échéanciers qu’on a présentés devant les gens d’affaires. Il s’inscrit dans la continuité, mais je pense qu’on est sur la bonne voie et on va réussir à débloquer les unités d’habitation dont on a besoin.»
Repensons Lévis et Lévis Force 10 ont abordé dans le même sens, questionnant cependant la possibilité d’accorder certains permis de construction dès 2027.
«C’était prévisible. […] M. Blaney a un regard très positif sur les choses, des lunettes assez roses. Je salue cette façon de voir le positivisme dans la vie, mais il faut quand même nommer un chat un chat : en ce moment, on est normalement en infraction, on déborde. Quand on parle de levée en 2027 pour certains projets, comment on va faire légalement pour prioriser des projets par rapport à d’autres? Je n’ai pas cette réponse-là», a lancé le chef de Repensons Lévis, Serge Bonin.
«On est satisfaits de continuer le moratoire pour deux ans, ça nous donne le temps de revoir nos règlements de zonage et le schéma d’aménagement. On va s’assurer que le développement qui va suivre la levée du moratoire soit en adéquation avec nos capacités. […] On l’a appris en même temps que vous (la possibilité de permettre certains projets en 2027), donc ça nous amène quelques questionnements. Dans les prochaines semaines, on va poser des questions à savoir pourquoi on privilégierait certains projets versus d’autres quand tous les projets sont conformes à la règlementation municipale», ont conclu les élus de Lévis Force 10, Karine Lavertu et Benoit Forget-Chiasson.