Concrètement, QS propose de redistribuer 20 % des revenus issus de la tarification du carbone liée à la vente de carburants, soit près de 150 M$ en 2026, afin d'offrir une ristourne annuelle variant entre 100 $ et 475 $ aux ménages les plus vulnérables.
«La hausse du prix de l'essence fait mal. Du jour au lendemain, c'est beaucoup d'argent de moins dans les poches des familles. Mais tout le monde n'est pas touché de la même façon: une augmentation de 30 ou 40 cents le litre n'a pas le même impact pour une mère monoparentale qui conduit une minivan que pour un PDG en voiture de luxe. Il faut une aide ciblée pour celles et ceux qui en ont réellement besoin, pas des mesures mur-à-mur», a plaidé Ruba Ghazal, cheffe parlementaire et porte-parole du parti de gauche.
Du même souffle, l'élue solidaire a dénoncé les «mesures simplistes» proposées par le Parti conservateur du Québec et le Parti québécois pour s'attaquer au problème.
Ruba Ghazal estime également que la solution avancée par sa formation politique maintiendra les efforts environnementaux du Québec, «sans tomber dans le piège des baisses de taxe mur-à-mur» proposées par ses adversaires politiques «qui ne feront qu'enrichir les pétrolières qui monteront leurs prix».
«La seule manière de cesser d'être pris en otage par les compagnies pétrolières et les aléas du prix de l'essence, c'est de sortir de notre dépendance au pétrole. Nous devons offrir un répit aux familles qui sont prises à la gorge par la hausse du prix de l'essence. Mais nous devons aussi conserver nos mécanismes comme la tarification carbone pour financer l'électrification de nos transports et le développement d'alternatives à la voiture. Il faut s'attaquer aux enjeux de la fin du mois et à ceux du siècle», a conclu Mme Ghazal.