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Ville de Lévis

Conseil en bref du 14 avril

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Photo : Archives - Gilles Boutin

16 avr. 2026 03:38

Le maire de Lévis, Steven Blaney, et les conseillers municipaux se sont rassemblés, le 14 avril dernier, dans le cadre d’une séance ordinaire du conseil municipal à l’hôtel de ville de Lévis. Voici un résumé des points et décisions qui ont retenu l’attention.

Les limites de hauteur de nouveau à l’avant-plan

Alors que Le Soleil a rapporté qu’une douzaine de zones à Lévis n’ont toujours aucune limite de hauteur pour les nouvelles constructions, les différents partis politiques ont réagi en marge du conseil.

Les élus municipaux des partis d’opposition, Repensons Lévis (RL) et Lévis Force 10 (LF10), ont été questionnés à ce sujet et ont indiqué la nécessité de revoir les limitations dans ces zones.

«On est toujours très concerné par cette absence de réglementation sur les hauteurs, a admis Benoit Forget-Chiasson, conseiller du district Saint-Rédempteur pour LF10. C’est important pour nous de mettre tous les outils en place pour maîtriser notre développement et le futur urbanistique de Lévis. […] En tant que membre de la commission qui se penche sur l’urbanisme de la Ville, on va mandater assurément le conseil de Ville et les directions d’utiliser les outils pour contrôler les hauteurs et éviter que des citoyens se retrouvent à avoir des tours gigantesques derrière leur résidence.»

De son côté, Isabelle Lefebvre, conseillère du district Saint-Nicolas élue sous la bannière de RL, a avoué qu’elle n’était «pas surprise» d’apprendre que des zones étaient toujours sans limite, puisqu’elle se trouve dans la commission d’urbanisme. Cependant, elle a qualifié la situation de «préoccupante», soulignant clairement qu’il y a «des questions à se poser».

Ces derniers ont mentionné l’importance d’agir «le plus rapidement possible».

Pour sa part, Steven Blaney, maire de Lévis, n’a pas clairement pris parti, mais il a tout de même affirmé que des consultations se tiennent à ce sujet.

«Les gens n’avaient peut-être pas anticipé (cette explosion démographique). […] C’est quelque chose qu’on va regarder. Il faut être capable d’avoir des données de planification et ces données-là viennent de l’urbanisme. Alors, si on n’a pas de cadre pour le développement, c’est clair que ça pose des défis et ça crée beaucoup de pression sur les infrastructures», a répondu le maire.

Photo : Archives - Gilles Boutin

Nouvelle réglementation pour la voie publique

En marge du conseil, Steven Blaney a annoncé une nouvelle réglementation pour l’occupation temporaire de la voie publique sur le réseau municipal.

À compter d’aujourd’hui, les entreprises souhaitant entraver la voie publique dans le cadre de travaux auront besoin d’un permis de la Ville pour le faire. Cette demande devra être effectuée 10 jours avant la date souhaitée et, une fois que ce sera approuvé, la tarification sera imposée en fonction de la superficie occupée, de la durée de l’entrave et de la catégorisation de la voie publique.

«Ce qu’on veut, c’est d’inviter les entreprises qui utilisent l’emprise publique à faire preuve de réserve pour faire en sorte que la rue appartienne d’abord aux citoyens, aux cyclistes, aux automobilistes et ensuite, à ceux qui ont des travaux à effectuer», a indiqué le premier citoyen.

«On a encore des entraves sur la voie publique et ça ajoute des possibilités de congestion. […] Depuis le début qu’on est ici, on parle de nouveaux revenus, c’est un bel exemple de nouveau revenu. […] C’est assez facile actuellement de trouver des exemples où des voies sont entravées», a pour sa part exprimé Benoit Forget-Chiasson.

Deux propositions de RL acceptées

La cheffe intérimaire de RL, Isabelle Lefebvre, a déposé un avis de proposition dans le but de demander au gouvernement du Canada et au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d’améliorer la couverture cellulaire du district Saint-Nicolas.

Photo : Archives - Gilles Boutin

La conseillère municipale a indiqué que pas moins de 800 résidents de Saint-Nicolas ont répondu à un sondage, qui a révélé que près de 85 % d’entre eux évaluent la qualité du signal comme faible, très faible ou inexistante.

«En 2026, un signal cellulaire fiable, ce n’est plus un luxe ni une option, c’est devenu essentiel. Que ce soit pour appeler les services d’urgence, pour faire du télétravail, pour nos organismes, nos entreprises ou tout simplement pour rester en contact avec nos proches. En porte-à-porte durant la campagne, j’ai été surprise que ce soit l’enjeu qui me revienne le plus souvent», a mentionné la conseillère.

Elle indique que, même si cet enjeu ne découle pas directement du levier municipal, selon elle, Lévis a «le devoir de porter la voix de nos citoyens et de défendre leurs besoins».

«Si on avait un fournisseur qui voulait investir dans une tour cellulaire, la Ville devrait trouver un terrain pour être capable de l’installer. Pour moi, ce sont des terrains qui sont déjà disponibles, qui appartiennent déjà à la Ville. Il y a des programmes provinciaux pour améliorer la qualité cellulaire à la grandeur de la province, mais on passe à côté de Lévis parce qu’on présume que la situation est bonne», a souligné Isabelle Lefebvre.

Sa collègue Audrey Bédard, conseillère de Villieu, a proposé la création d’un bureau de l’ombudsman, une demande qui avait été faite par l’ancien chef de RL, Serge Bonin, en 2024, mais qui avait été balayée de la main. 

«L’ombudsman est un protecteur du citoyen impartial, indépendant, transparent, externe, un outil qui nous permet de renforcer la confiance des citoyens envers l’appareil municipal», a résumé Audrey Bédard.

Elle s’est notamment basée sur le fait que sept des grandes villes au Québec ont un tel bureau, soit Québec, Montréal, Gatineau, Longueuil, Sherbrooke, Laval et Trois-Rivières.

«On y voit vraiment des conclusions positives ; confiance des citoyens accrue, ça réduit les frais juridiques en cas de litige, ça allège la charge du personnel administratif, ça réduit les délais de traitement et il y a même une amélioration des services. À Laval, 20 % des demandes portées à l’ombudsman ont mené à des améliorations de processus», a précisé la conseillère municipale.  

Les deux résolutions ont été adoptées à l’unanimité lors de la séance du conseil municipal.

Élection de Christine Fréchette

Les trois partis représentés au conseil de Ville ont aussi réagi à l’élection de Christine Fréchette à titre de première ministre désigné, notamment en ce qui a trait au troisième lien.

Rappelons qu’elle a mentionné l’intention de son gouvernement de construire un troisième lien à l’est, contrairement au tracé central retenu par son prédécesseur. Elle indiquait cependant qu’il devait y avoir la participation du privé, tout en mentionnant l’idée d’un péage.

«Il y a peut-être un soulagement parce que Mme Fréchette a clairement exprimé qu’elle n’était pas favorable au lien central. Le deuxième point intéressant, c’est qu’elle a mentionné qu’elle souhaitait consulter et, évidemment, de notre côté, le bouclage périphérique est la solution et elle s’est montrée ouverte et même à un bouclage avec péage. Moi, je vois ça d’un œil favorable. Il ne faut pas juste penser au coût des infrastructures, mais aux retombées qu’elle va générer», a réagi Steven Blaney. 

«Ça prend un troisième lien le plus à l’est possible, a ajouté Benoit Forget-Chiasson. Aujourd’hui, Mme Fréchette nous parle d’un lien à l’est, mais sous différentes conditions, à elle de nous faire la démonstration que c’est le meilleur projet. Si la meilleure solution pour les gens de Lévis, c’est d’avoir un lien avec du péage, on va l’évaluer certainement. J’attends d’être convaincu.»

Photo : Archives - Gilles Boutin

«C’est quelqu’un qui appuie le troisième lien à l’est, donc on est bien contents d’avoir des appuis de ce côté. Par contre, on débute une campagne à l’automne, j’ai bien hâte de voir c’est quoi les plans parce que moi, ça va prendre du concret au-delà des promesses», a pour sa part mentionné Isabelle Lefebvre.

Aide financière pour Alliance-Jeunesse

Par la suite, une aide financière de plus de 61 000 $ a été approuvée pour Alliance-Jeunesse Chutes-de-la-Chaudière dans le cadre de la bonification du service de travail de rue dans l’arrondissement Chutes-de-la-Chaudière.

«Il y a beaucoup de vandalisme et de méfaits dans les parcs de la ville dans le secteur actuellement. L’embauche d’une ou d’un travailleur de rue supplémentaire va nous permettre de mieux encadrer ce qui se passe dans nos parcs et éviter d’avoir trop de méfaits», a indiqué Benoit Forget-Chiasson avant la séance.

Le sort du 672, rue Saint-Joseph bientôt connu

Les échevins ont également approuvé de déterminer le 19 mai prochain comme date d’audition de la demande de révision de la décision du comité de démolition concernant l’immeuble situé au 672, rue Saint-Joseph.

Rappelons que la démolition avait été approuvée, le 9 septembre 2025, mais trois groupes ont déposé des demandes de révision de la décision.

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