«Ça fait des mois que des personnes qualifiées, francophones, intégrées partout au Québec et indispensables à nos milieux de travail vivent dans l'angoisse la plus totale. Pendant que le gouvernement tarde à agir, des gens sont littéralement à quelques jours de devoir quitter le Québec. M. Bonnardel doit cesser d'entretenir le flou et annoncer la réouverture du PEQ avant le 5 mai. Chaque jour de plus plonge d'autres personnes dans l'incertitude et nous rapproche de départs aussi cruels qu'absurdes», a soutenu Guillaume Cliche-Rivard, leader parlementaire de Québec solidaire.
Rappelant que Christine Fréchette, la nouvelle première ministre du Québec, avait promis la réouverture du PEQ le 10 février dernier, QS demande au ministre de l'Immigration d'agir sans délai pour éviter des «départs forcés, absurdes et dommageables pour le Québec».
Du même souffle, le parti de gauche a réitéré qu'il revendique le retour du PEQ depuis la première heure et a déposé une pétition signée par des milliers de Québécois et de Québécoises à cet effet l'hiver dernier.
«On ne peut pas dire "On en prend moins, mais on en prend soin" et, en même temps, laisser des gens intégrés tomber dans un vide administratif. Il est encore temps de corriger le tir, mais ça prend une décision politique claire et immédiate», a conclu Andrés Fontecilla, porte-parole solidaire en matière d'immigration.