Rappelant que Christine Fréchette a auparavant été ministre de l'Économie dans le gouvernement caquiste, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a demandé à la première ministre pourquoi le Québec a-t-il enregistré l'une des pires croissances du PIB par habitant de tout l'Occident sous la CAQ au pouvoir.
Dans la même veine, il espère des justifications et des explications sur les 6,4 G$ de pertes accumulées en sept ans dans le Fonds de développement économique et les «nombreux fiascos financiers qu'elle a elle-même défendus sur toutes les tribunes et cette manie de favoriser la grande entreprise étrangère au détriment des PME québécoises».
De plus, Paul St-Pierre Plamondon demande à Christine Fréchette d'expliquer «l'échec retentissant de la réforme d'Investissement Québec sous la CAQ», la croissance anémique de la productivité au Québec sous la CAQ ainsi que sa «politique migratoire du toujours plus».
«Aujourd’hui, Christine Fréchette tentera fort probablement de nous dire que le gouvernement a été trop interventionniste et qu'il doit prendre un virage. Elle dira ainsi exactement le contraire de la politique qu'elle a elle-même menée et défendue bec et ongles à la CAQ jusqu'à tout récemment. Il y a cependant longtemps que les Québécois ont cessé de suivre les nombreux changements d’orientation de ce gouvernement. Les manœuvres désespérées d'aujourd'hui arrivent malheureusement trop peu, trop tard. La Première ministre doit maintenant répondre de son bilan et des échecs économiques qu'elle a elle-même pilotés durant tant d'années », a argué le chef du PQ.
Du même souffle, Paul St-Pierre Plamondon a rappelé que s'il obtient le pouvoir cet automne, un gouvernement péquiste «réduira massivement la paperasse et la bureaucratie inutile» de nos entreprises, abolira toutes les barrières fiscales qui compliquent le rachat d’une entreprise par les enfants ou les employés, priorisera les PME québécoises pour la distribution des blocs d’énergie d’Hydro-Québec, rendra non imposables les revenus des nouvelles exportations des entreprises afin de diversifier nos marchés ainsi qu'encouragera fiscalement la robotisation et l’automatisation.