Le PQ déplore que le Conseil des régions, qui réunit chaque semaine le ministre délégué aux Régions et 17 élus caquistes représentant les régions administratives du Québec, n’est qu'un «mur supplémentaire entre les régions et la table du conseil des ministres».
«Ce Conseil est purement cosmétique et partisan. Comme d’autres initiatives typiquement caquistes, comme le groupe d'action pour l'avenir de la langue française, il ne sert qu’à réunir des ministres pour feindre une action concertée devant les caméras. Cette fois-ci, ajoutons-y la fonction d’occuper des députés qui n’ont pas accédé au Conseil des ministres, afin qu’ils se sentent mieux», a déploré la députée de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme.
Critiquant aussi que les leviers de concertation, «retirés par les libéraux leur ont retirés, viennent d’être remis entre les mains d’une poignée de caquistes», le PQ a promis de «redonner un véritable pouvoir aux régions» s'il obtient le pouvoir. Pour ce faire, le parti souverainiste «souhaite mettre l’accent sur une décentralisation politique régionale et locale».
«C’est complexe de gérer le Québec parce que chaque région a ses particularités. Ce n’est pas en faisant du mur-à-mur qu’on n’y arrive ni en se réunissant à Québec pour trouver des solutions pour les régions. Au fil de nos rencontres, nous travaillons actuellement à trouver le meilleur modèle pour y arriver, avec de l’écoute et une bonne connaissance régionale», a ajouté Marie-Karlynn Laflamme.