«Sa ''nouvelle approche'' n'est qu'un aveuglement volontaire sur la nature des relations du Québec avec le régime fédéral. Elle consiste essentiellement à recycler une vieille recette, celle du Parti libéral du Québec : faire preuve de bonne entente et fermer les yeux sur les empiètements fédéraux dans nos champs de compétences, comme on l’a vu récemment en matière de développement de la main-d’œuvre, dans l’espoir d’obtenir des résultats. Cette stratégie a d’ailleurs déjà été mise à l’épreuve et invalidée sous les gouvernements Bourassa, Charest et Couillard», a martelé le député d’Arthabaska-L'Érable.
Du même souffle, il a argué que «les rares gains structurants obtenus» par le Québec au sein du Canada sont survenus lorsque le mouvement indépendantiste «était fort, crédible et aux portes du pouvoir».
Estimant toutefois que ces gains «demeurent des exceptions qui ne sauraient faire oublier les reculs et les affronts majeurs imposés à la nation québécoise par le gouvernement fédéral».
«Les seuls gains que la première ministre pourrait retirer de son approche se limiteront à des gains administratifs, cosmétiques et temporaires d’ici l’élection de 2026. Par la suite, le fédéral rétablira sa ligne centralisatrice, comme en témoigne la nouvelle ingérence dans le domaine de la main-d’œuvre. Pour reprendre l’image de Mark Wiseman, selon laquelle le Québec jappe un peu avant de retourner se coucher dans son panier, le Québec se dirigera inéluctablement vers un recul planifié et écrasant qui a marqué les huit années de la CAQ, notamment en ce qui concerne son autodétermination, la protection de sa langue et sa capacité à financer ses services», a renchéri Alex Boissonneault.
Pour sa part, Christine Fréchette estime que son approche est la bonne pour obtenir des gains pour le Québec.
«Le Québec et le fédéral peuvent travailler ensemble au profit des Québécois et des Québécoises. Hier, à Ottawa, c’est ce que j’ai ressenti. Mon objectif demeure le même : assurer que des actions communes soient prises à courte échéance pour livrer des résultats rapidement», affirmait en avril la première ministre, au lendemain d'une rencontre avec le premier ministre du Canada, Mark Carney.