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Étude des crédits budgétaires

Les organismes communautaires inquiets

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Photo : Archives - Érick Deschênes

20 mai 2026 06:51

La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles critique la décision du ministère des Finances d'accorder une nouvelle fois son indexation des subventions pour la mission globale du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) de manière discrétionnaire.

En plus, la Table est en colère face à la décision d'établir à 1,8% le taux d’indexation des subventions pour 2026-2027 «en utilisant les statistiques et prévisions économiques du printemps 2026, plutôt que celles de la mise à jour économique de l’automne, alors que c’était la norme des dernières années».

«Si cette règle avait été respectée, l’indexation des subventions aurait été de 2,1 %. L’État a donc changé la date du calcul pour économiser 2,8 M$ sur le dos d’organismes qui en arrachent déjà et sur celui des 2,5 millions de personnes qui les fréquentent. C’est d’autant plus insultant que ce choix éloigne les OCASSS du taux de 4 % qui serait nécessaire au maintien de la valeur de leurs subventions, comme la Table le calcule avec l’Indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC). L’accueil réservé à l’ICFC semblait pourtant prometteur. Le retour à un calcul discrétionnaire, qui plus est imprévisible, est une catastrophe», s’est insurgée Stéphanie Vallée, présidente de la Table.

Rappelons que l'enveloppe accordée par Québec est loin des attentes des organismes communautaires. Ces derniers réclamaient 1,7 G$ au gouvernement provincial lors des consultations prébudgétaires tenues plus tôt ce printemps.

Dans un autre ordre d'idées, le regroupement n'a pas caché son mécontentement face à la décision du ministère de la Santé et des Services sociaux de transférer des questions des partis d'opposition lors de l'étude des crédits budgétaires à Santé Québec et que le nouvel organisme n'ait «pas fourni toutes les informations en sa possession».

Enfin, la Table s'inquiète d'un projet de loi à venir qui modifierait la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme pour notamment y assujettir les organisations sans but lucratif (OSBL).

«Attaquer le droit d’association alors qu’il ne reste que 15 jours à la session, surtout dans le contexte où l’opposition des principales intéressées fut vivement exprimée à chaque reprise, est inadmissible. Si le ministre poursuit dans cette voie, il doit d’urgence entendre les 29 propositions législatives Lobby : Halte aux dérapages, lesquelles sont endossées par plus de 115 organisations à ce jour», a conclu Mercédez Roberge, coordonnatrice de la Table.

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