Rappelons que les membres du syndicat avaient autorisé, en avril dernier, ce mandat à l'APIGQ. Les moyens de pression prendront progressivement de l'ampleur au cours des prochaines semaines et se déploieront à travers le Québec jusqu'en juin. Le syndicat tiendra ces actions sous le thème «Nos infrastructures CAQ de partout».
L'APIGQ estime que cette grève est nécessaire puisque les ingénieurs du gouvernement sont sans contrat de travail depuis 2023 et que les négociations avec le Secrétariat du Conseil du trésor «stagnent» depuis plus d'un an. De plus, le regroupement ne digère pas que pour la première fois en 10 ans, une demande de rencontre avec la présidence du SCT lui a été refusée.
L'APIGQ considère ses demandes, dans le cadre des actuelles négociations, comme «raisonnables». Le syndicat réclame, entre autres, un encadrement négocié du télétravail et des espaces de bureaux adéquats ainsi qu'une reconnaissance de «l'importance stratégique de l'ingénierie et de l'expertise publique dans un contexte où l'état des routes, ponts et barrages continue de se détériorer partout au Québec».
«Le gouvernement répète vouloir faire des infrastructures une priorité, mais sur le terrain, il refuse toujours de donner aux ingénieurs de l'État les moyens et la reconnaissance nécessaires pour accomplir ce travail. Après plus d'un an d'impasse, nos membres sont à bout de patience», a d'ailleurs tonné Marc-André Martin, président de l'APIGQ.
Notons enfin que le syndicat demande au gouvernement d'accorder aux ingénieurs une part de l'enveloppe sectorielle destinée aux groupes jugés prioritaires ainsi qu'une «réelle volonté de régler le conflit et un signal clair d'ouverture à la table de négociation».