Cette initiative vise à inviter les citoyens à prendre part à différentes réflexions et décisions au cours d’activités à venir pour «façonner l’avenir de Lévis».
«Je vous dirais qu’elle vient d’une nécessité, la nécessité qu’on a différents exercices à faire en termes d’obligations municipales, c’est-à-dire un schéma d’aménagement du territoire, un plan d’urbanisme, des plans d’urbanisme particuliers pour les secteurs Desjardins et Saint-Nicolas, de même qu’un Plan climat», a indiqué le premier citoyen.
Photo : Xavier Nicole
Les thématiques qui y seront abordées sont la mobilité, la qualité des milieux de vie, la protection des espaces verts et la planification d’une croissance harmonieuse.
«On est en mode écoute. Avec le développement fulgurant qu’a connu la ville, on sent que c’est le temps de retourner sur le terrain parce que les gens ont besoin de s’exprimer sur l’avenir de notre ville», a mentionné Steven Blaney.
L’un des objectifs liés à cette démarche est l’élaboration d’un premier Plan climat afin de permettre «de mieux comprendre les risques climatiques prioritaires sur le territoire et d’orienter l’action municipal».
«Ce plan sera élaboré grâce à une aide financière de 1,7 M$ du gouvernement du Québec. Une partie de cette somme servira à la conception du plan, tandis que le reste sera consacré à sa mise en œuvre. Se doter d’un Plan climat est une étape essentielle pour mieux structurer nos actions en matière d’aménagement, de mobilité et d’infrastructures. Il inclura un plan d’action qui priorisera les mesures selon les impacts, leurs coûts et les conditions nécessaires à leur mise en œuvre», a souligné Jean Demers, conseiller du district Saint-David et président de la Commission de l’eau et de l’environnement.
Ainsi, les citoyens seront invités à prendre part à toutes sortes d’activités de participation citoyenne, telles que sondages en ligne et ateliers participatifs. Un premier sondage abordant les habitudes de déplacement, la gestion des matières résiduelles, la gestion de l’eau ainsi que la transition climatique est d’ailleurs déjà en ligne. Cette démarche se poursuivra jusqu’en 2030, mais verra des actions mises en place d’ici cette date selon les réponses des lévisiens.
La Vision 2040 : le squelette
Les représentants de la Ville ont ensuite été questionné quant aux ressemblances entre cette démarche et la Vision 2040, une initiative de l’administration Lehouillier datant de 2024 et visant à imaginer ce à quoi ressemblera la ville en 2040 avec des consultations citoyennes.
La Vision 2040 avait d’ailleurs ressorti des enjeux et préoccupations similaires à celles avancées par Lévis+, soit le développement du territoire, la mobilité, l’économie, l’environnement et le sociocommunautaire.
Le maire de Lévis a répondu en indiquant que Lévis+ se voulait un élément «de complémentarité», tandis que la Vision 2040 était «le squelette».
«Maintenant, on va aller de façon plus précise, dans des secteurs en particulier. Aussi, il y a une nouvelle administration, donc c’est une opportunité pour nous d’arrimer les besoins de la population à la Vision 2040 pour continuer dans les mêmes actions», a indiqué Steven Blaney.