En taux annualisé, la hausse s'établit à 1,3 %.
L'ISQ indique que cette croissance au premier trimestre a été essentiellement attribuable à un accroissement des investissements en stocks. En effet, les investissements en stocks ont progressé de 5,3 G$, passant d'un déstockage de 4 G$ au quatrième trimestre de 2025 à un accroissement de 1,3 G$ au premier trimestre de 2026.
Cependant, des diminutions ont été observées pour les autres composantes du PIB réel, soit le solde du commerce extérieur (baisse de 0,9 % des exportations), les dépenses de consommation finale (repli de 0,3 %) et les investissements (formation brute de capital fixe - diminution de 0,3 %).
Dans ce cas plus précis, la baisse s'explique par le recul de 3 % des dépenses d'investissement des administrations publiques, notamment celles en machines et matériel (- 8,3 %) et en construction (- 2,7 %). Les dépenses d'investissement des entreprises étaient toutefois en croissance de 0,4 % au premier trimestre.
Pour le premier trimestre de 2026, la production de biens (+ 0,6 %) et celle de services (+ 0,2 %) ont connu des hausses. Les biens ont été portés principalement par la première hausse du secteur de la fabrication (+ 1,4 %) depuis le deuxième trimestre de 2024. Du côté des services, le commerce de gros (+ 2,7 %) a connu sa plus forte hausse depuis le troisième trimestre de 2024.
Comparaisons avec le Canada
Selon les informations diffusées par Statistique Canada le 29 mai dernier, le PIB réel du Canada aux prix du marché a peu varié au premier trimestre de 2026 (0 %), après avoir diminué de 0,2 % au quatrième trimestre de 2025.
Toujours selon ce rapport de la fin mai publié par Statistique Canada, le PIB réel canadien a reculé de 0,1 % en mars après avoir progressé de 0,2 % en février. En mars, la production des industries de biens a diminué de 0,8 %, alors que celle des industries de services a crû de 0,1 %.
En mars dernier, le PIB réel du Québec a baissé de 0,3 % par rapport au mois précédent, après avoir augmenté de 0,4 % au mois de février.