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Places en garderies

Charles Milliard accuse Christine Fréchette de «mentir» et d’être «opportuniste»

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Photos : Gilles Boutin

05 sept. 2026 02:33

De passage à Lévis le 5 septembre, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, a accusé la première ministre Christine Fréchette de «jouer avec les chiffres» en ce qui a trait aux places en garderies.

Cette déclaration est arrivée quelques heures après l’annonce de la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui s’est notamment engagée à ajouter 25 000 places à prix réduit d’ici 2030 dans les services de garde. Le chef libéral a cependant démenti l’annonce en rappelant qu’une partie de ces places avaient déjà été annoncées.

«Elle promet 25 000 nouvelles places de conversion. Elle sait très bien qu’il y a 20 000 de ces places-là qui sont en cours de conversion en ce moment. On apprend aux jeunes à ne pas mentir, ce serait le fun que les politiciens fassent la même chose. […] En 2022, M. Legault avait annoncé qu’il allait convertir toutes les places non subventionnées en subventionnées. Ce qu’elle propose ce matin, en plus de jouer avec les chiffres, c’est moins ambitieux que M. Legault, qui n’a jamais rempli sa promesse non plus», a lancé Charles Milliard.

Photo : Gilles Boutin

Le chef du PLQ a aussi abordé les propos de la première ministre qui a affirmé que les autres partis dans la course traitent le «tsunamis de tarifs américains» comme «un fait divers».

«Ce matin, même si c’est le mariage de mon frère et que c’est une belle journée, je peux vous dire que je ne suis pas très impressionné par ce que j’ai entendu, encore une fois, de la part de Christine Fréchette, qui a dit que personne ne se préoccupe de la situation avec Donald Trump», a indiqué Charles Milliard à peine sorti de l’autobus du parti.

Ce dernier n’a pas hésité à qualifier Christine Fréchette «d’opportuniste» et dire «qu’elle veut tout faire pour qu’on parle seulement de Donald Trump et que l’on oublie son bilan».

«Je trouve ça renversant et scandaleux la façon dont elle s’approprie ce qui se passe en ce moment avec le gouvernement du Canada, a admis M. Milliard. Ce gouvernement-là, ce parti-là, n’a absolument rien fait pour renforcer la place du Québec au sein du Canada. […] On ne va pas ériger une statue à Christine Fréchette dans cette campagne électorale, on va plutôt déboulonner le mythe que Christine Fréchette est la sauveresse du Canada.»

PSPP a «peur» de mentionner le mot référendum

Par la suite, il a aussi parlé du Parti Québécois (PQ), qui a tenu la veille un rassemblement militant au Centre Vidéotron, et de son chef Paul Saint-Pierre Plamondon qui, selon lui, a «peur» d’aborder le mot référendum.

«Il y avait beaucoup de gens hier avec le PQ, mais il y a quelqu’un qui n’a pas été invité, c’est le mot référendum. Ça a tout pris pour que M. Plamondon parle de consultation populaire et, honnêtement, je trouve ça un peu mince. […] De toute évidence (il a peur de parler de référendum), parce que depuis six ans il est chef du PQ et il ne s’est jamais gêné et là, soudainement, quand ça se corse avec Donald Trump, on ne l’utilise plus. Consultation populaire sur l’avenir du Québec et référendum, c’est la même affaire», a mentionné Charles Milliard.

Visite d’organismes lévisiens

S’il n’a pas fait d’annonce lors de sa visite à Lévis, le chef libéral en a profité pour visiter l’organisme lévisien qui revalorise des produits culturels usages, Écolivres. Il a par la suite été remettre deux livres dans le Croque-livres Picolo, une boîte de partage de livres située à la Maison de la famille Rive-Sud.

Caroline Gallant, directrice générale d’Écolivres, a fait visiter les locaux de l'organisme au chef du PLQ. - Photo : Gilles Boutin

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