Parti conservateur du Québec
À quelques heures de la présentation d'une série d'entrevues en direct avec les chefs des principaux partis politiques à Radio-Canada, Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), et Adrien Pouliot, le porte-parole en matière de finances et candidat dans D'Arcy-McGee de la formation politique, ont présenté le cadre financier d'un futur gouvernement conservateur.
Le PCQ estiment que les revenus de l'État s'élèveraient à 180 G$ d'ici 5 ans, comparativement aux 189 G$ prévus dans le rapport préélectoral du ministère des Finances. Quant aux dépenses gouvernementales, elles resteraient au même niveau, soit à 161 G$. Le coût total des promesses conservatrices sur 5 ans serait de 52,57 G$, financées grâce à 60,338 G$ de revenus additionnels.
Grâce aux nombreuses compressions envisagées dans les dépenses de l'État, le PQC viserait un retour à l'équilibre budgétaire quatre ans après l'arrivée au pouvoir des conservateurs. À ce moment, Québec aurait un surplus de 336 M$ après le versement au Fonds des générations. D'ici 5 ans, ce serait un surplus de 1,8 G$ qui serait enregistré par le gouvernement conservateur. Dans les deux cas, le déficit structurel de l'État québécois serait réglé.
Parti libéral du Québec
Mardi, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, a dévoilé son plan pour «moderniser la fonction publique québécoise et recentrer l’action de l’État sur le service aux citoyens».
Pour atteindre cet objectif, un gouvernement libéral renouerait le dialogue et valoriserait l’expertise des employés de l’État, simplifierait les façons de faire, remettrait «le citoyen au cœur» de la prestation de services, recentrerait les dépenses gouvernementales sur les services aux Québécois, ramènerait progressivement l’État «à la bonne taille» et encadrerait mieux les jeux en ligne et les marchés prédictifs.
Entre autres, le PLQ réduirait d’environ 12 000 le nombre d’équivalents temps complet sur 5 ans, principalement dans les postes de gestion et les services administratifs, mettrait fin à l’utilisation de l’argent public pour des campagnes publicitaires «qui servent essentiellement à faire la promotion du gouvernement» ou adopterait l’intelligence artificielle «de façon pragmatique, là où elle génère des gains de productivité mesurables».
Le PLQ estime que cette transformation permettrait de dégager environ 1,7 G$ d’économies récurrentes à terme, dont 300 M$ dès 2027-2028. Elle sera déployée progressivement «afin d’assurer la continuité des services tout en protégeant la santé, l’éducation et la culture».
Parti québécois
Paul St-Pierre Plamondon a présenté son plan de match pour favoriser l'accès à la propriété, sous un gouvernement péquiste. Le Parti québécois (PQ) veut aider les premiers acheteurs grâce à un remboursement de la TVQ allant jusqu’à 45 000 $ pour les premiers acheteurs de maisons neuves et sur l’autoconstruction ainsi qu'avec un crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation doublé, passant de 1 400 $ à 3 000 $.
Pour stimuler la construction de logements et de maisons, PSPP veut également l’allègement du fardeau règlementaire des entreprises de construction, une opération visant à éliminer les «barrières bureaucratiques et débureaucratiser les programmes inefficaces du gouvernement», en incitant les municipalités à faire de même, harmoniser le Code du bâtiment à l’échelle du Québec et réduire le nombre de normes, réduire la paperasse pour les entrepreneurs de la construction ainsi que mettre en place un mécanisme de certification des immeubles préfabriqués et standardisés et l’accélération de l’approbation des permis dans un délai cible de 30 jours.
Le chef du PQ a aussi rappelé son intention de réduire l’immigration «afin d'équilibrer l’offre et la demande» dans le domaine immobilier.
Coalition avenir Québec
Pour sa part, l'équipe Fréchette veut changer «les façons de construire et rénover nos infrastructures publiques». Pour y parvenir, , pour chaque projet public de plus de 10 M$, un nouveau gouvernement caquiste évaluerait dès le départ le mode de réalisation offrant la meilleure valeur aux contribuables, comme les modes collaboratifs ou les partenariats public-privé.
Les entrepreneurs seraient «aussi impliqués plus tôt» pour mieux prévoir les coûts, les risques et les difficultés avant le début des travaux et le gouvernement du Québec annoncerait plus tôt ses intentions de rénovation et de construction.
Christine Fréchette veut aussi avoir en main un catalogue québécois de modèles et de composantes standardisés «pour gagner du temps et réduire les coûts» lors de chantiers. Un gouvernement Fréchette s’engage également à déposer un projet de loi inspiré de «Q5», qui vise à accélérer les projets prioritaires d’envergure nationale. Les projets désignés pourront obtenir une seule autorisation gouvernementale.
Un gouvernement caquiste réserverait enfin 167 G$ en investissement dans les infrastructures au cours des 10 prochaines années.
Plus tard mercredi à la suite d'une rencontre avec les dirigeants de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Christine Fréchette a proposé un plan de 56 M$ pour soutenir les agriculteurs. La Coalition avenir Québec (CAQ) s’est alors engagé à défendre intégralement la gestion de l’offre et à s’opposer à toute nouvelle concession commerciale qui pourrait fragiliser les producteurs québécois de lait, de volaille et d’œufs.
Le remboursement de la contribution des producteurs agricoles à la bourse du carbone sera maintenu par un nouveau gouvernement caquiste, une mesure autofinancée par le Fonds d’électrification des transports. La CAQ a également proposé de faire passer la contribution gouvernementale au Fonds d’investissement pour la relève agricole (FIRA) de 50 M$ à 100 M$. Les montants maximaux et le taux d’aide du Programme services-conseils seront bonifiés «afin de mieux accompagner les familles agricoles dans la planification et la réalisation de leur transfert d’entreprise». L’équipe Fréchette veut également simplifier le régime d’autorisation environnementale applicable aux entreprises agricoles, revoir les seuils en vigueur et faire respecter la règle du deux pour un.
La CAQ estime que ces mesures de soutien à l'agriculture coûteraient 56 M$.
Québec solidaire
La co-porte-parole du parti de gauche, Ruba Ghazal, n'a pas fait d'annonce mercredi, préférant réserver tout son temps à sa préparation pour sa participation à Cinq chefs, une élection.