Par Elizabeth Cyr, journaliste pour l'Initiative de journalisme local
Avant de faire le saut en politique, Martine Biron a consacré sa carrière au journalisme. Elle a commencé dans des médias locaux et régionaux, avant de poursuivre son parcours à l’échelle nationale. Elle a notamment travaillé comme correspondante nationale et à l’étranger, entre autres à Washington, en plus d’avoir œuvré sur la Colline parlementaire à Ottawa et à Québec. Elle a également fait de l’analyse politique.
C’est finalement à un tournant de sa vie qu’elle a accepté de se lancer en politique. Pour elle, le passage du journalisme à la politique s’inscrit dans une même volonté de donner une voix aux citoyens.
«Quand j’étais journaliste, je donnais la voix et comme politicienne, je porte la voix des citoyens», explique Martine Biron.
Après quatre années à représenter les citoyens des Chutes-de-la-Chaudière, Martine Biron affirme se sentir davantage outillée pour faire avancer les dossiers de la circonscription. Elle dit avoir développé des liens de confiance avec les citoyens, les organismes et différents intervenants du milieu, ce qui lui permet maintenant de savoir plus facilement à quelles portes frapper.
«Quand tu arrives députée, c’est tout un apprentissage. Apprendre à connaître les gens, puis travailler avec eux, porter le dossier et savoir cogner aux bonnes portes. Mais, un autre mandat, je me sens plus outillée. [… ] J’ai l’impression que je suis capable de frapper à la bonne porte et de faire atterrir les différents projets», affirme-t-elle.
Les raisons de son implication
En décidant de se présenter pour un deuxième mandat, la députée dit avant tout vouloir poursuivre le travail amorcé au cours des quatre dernières années. Elle affirme que plusieurs dossiers importants pour la circonscription sont toujours sur la table, notamment le réaménagement des routes 116 et 132, la construction de nouvelles écoles et le développement de services hospitaliers.
«La grande raison pour laquelle j’ai décidé de me représenter, c’est que je n’ai pas terminé le travail», explique Martine Biron.
Au cours de son premier mandat, la députée dit avoir notamment travaillé à renforcer le filet social dans la circonscription. Elle cite, entre autres, le travail réalisé avec les organismes communautaires et les six services d’entraide du secteur, ainsi que des initiatives visant à favoriser l’accès des jeunes aux activités sportives.
Elle met également de l’avant l’ajout de places subventionnées pour les poupons dans les services de garde, ainsi que la réalisation de 12 cours d’école.
Pour son prochain mandat, le soutien aux familles demeure au cœur de ses priorités. Martine Biron souhaite notamment poursuivre les mesures visant à améliorer le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), à accompagner les familles touchées par un deuil périnatal et à soutenir les femmes qui souhaitent allaiter.
Elle souhaite aussi continuer à travailler pour les familles ayant des enfants en situation de handicap, notamment en matière d’enseignement spécialisé et de services de répit.
L’éducation constitue également un enjeu important pour la candidate de la CAQ. Elle souhaite notamment travailler à obtenir davantage de places dans les cégeps de la région de Québec, alors que de plus en plus de jeunes cherchent à acquérir des compétences et à poursuivre des études supérieures.
Pour Martine Biron, le développement démographique de la région doit aussi s’accompagner de services de proximité. Elle estime que l’arrivée de nouvelles familles dans des secteurs où l’accès à la propriété est plus abordable doit être suivie par la construction d’écoles et l’ajout de services de santé.
«Ça leur prend des écoles, puis ça leur prend des services de santé, puis ça leur prend le support nécessaire», soutient-elle.
Inquiétudes économiques
Le contexte économique et les relations commerciales avec les États-Unis représentent par ailleurs une source de préoccupation pour Martine Biron. L’incertitude entourant Donald Trump et ses politiques commerciales, combinée aux effets persistants de l’inflation, pourrait, selon elle, affecter autant les entreprises que les familles.
«Ça touche nos entreprises, mais ça touche aussi nos familles. Déjà, l’inflation nous touche passablement depuis la pandémie. Et là, on en rajoute une couche avec cette incertitude. Alors, c’est important pour moi d’avoir des mesures structurantes qui vont aider nos familles, puis, en même temps, la sécurité économique», affirme-t-elle.
La candidate estime donc que le gouvernement devra continuer de soutenir les familles et les entreprises afin de traverser cette période d’incertitude. Elle mise notamment sur le filet social qu’elle a tenté d’encourager avant de partir en campagne pour s’assurer de la collaboration avec les organismes communautaires.
Pour Martine Biron, cette capacité à travailler en équipe constitue d’ailleurs l’une des forces développées au cours de son premier mandat. Avec une équipe qu’elle dit avoir conservée au fil des quatre dernières années et des liens désormais établis dans la circonscription, elle estime avoir une base solide pour poursuivre les dossiers entrepris.