jeudi 10 septembre 2026
Votre Journal. Votre allié local.

Élections provinciales > Actualités

Élections provinciales

CCIGL : Un débat électoral sous le signe des enjeux locaux

Les + lus

Photo : Gilles Boutin

10 sept. 2026 04:40

Les candidats de la circonscription de Lévis des cinq grands partis provinciaux, Bernard Drainville de la Coalition avenir Québec (CAQ), Karine Laflamme du Parti conservateur du Québec (PCQ), Brittany Blais du Parti libéral du Québec (PLQ), Yannick Godbout du Parti québécois (PQ) et Simon Beauchamp-Léveillé de Québec solidaire (QS), ont prit part à un débat électoral organisé par la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Lévis (CCIGL), le 10 septembre. La productivité et la croissance économique, les infrastructures ainsi que la main-d’œuvre et l’attractivité étaient trois thèmes sur lesquels les candidats ont débattu.

Par Elizabeth Cyr - Journaliste pour l'Initiative de journalisme local

Productivité et croissance économique

Les candidats ont notamment présenté leurs solutions pour réduire la bureaucratie et soutenir les entreprises. Simon Beauchamp-Léveillé a proposé un guichet unique pour simplifier les démarches administratives des entreprises, en plus de revoir les subventions aux multinationales afin de soutenir davantage les PME.

Yanick Godbout s’est présenté comme un candidat «pro-entreprises» et «pro-PME», proposant notamment de réduire le fardeau fiscal et de créer un secrétariat consacré à l’efficacité gouvernementale. Karine Laflamme a pour sa part défendu une importante baisse des impôts, l’abolition de la taxe carbone et une diminution de la réglementation.

«On veut diminuer de 30 % d'ici quatre ans la réglementation qui étouffe nos entreprises et nos organismes communautaires», lance Mme Laflamme.

Bernard Drainville a rappelé les mesures d’allègement réglementaire mises en place par la CAQ, tandis que Brittany Blais a présenté le PLQ comme un «partenaire agile» pour les entreprises.

Les candidats ont également abordé les conséquences des tarifs américains. Yanick Godbout a insisté sur la diversification des marchés, alors que Karine Laflamme souhaite favoriser les échanges entre provinces et l’exploitation des ressources québécoises. Bernard Drainville a rappelé les programmes gouvernementaux visant à aider les entreprises à diversifier leurs exportations.

Brittany Blais a souligné le rôle économique de Chaudière-Appalaches et l’importance de mieux reconnaître Lévis comme territoire entrepreneurial.

«Lévis doit être reconnue comme un pôle économique à part entière», affirme Mme Blais.

Photo : Gilles Boutin

Simon Beauchamp-Léveillé a quant à lui plaidé pour une transformation de l’économie québécoise et une réduction de sa dépendance envers les États-Unis.

L’économie touchée par les tarifs américains

Les candidats ont été appelés à présenter leurs solutions pour aider les entreprises québécoises à composer avec le contexte économique actuel et les relations commerciales avec les États-Unis.

Yanick Godbout a insisté sur la diversification des marchés afin de réduire la dépendance envers les États-Unis, tandis que Karine Laflamme souhaite accroître les échanges avec les autres provinces canadiennes et miser davantage sur les ressources et l’énergie québécoises.

Bernard Drainville a défendu les programmes gouvernementaux visant à aider les entreprises à réorienter leurs exportations et à trouver de nouveaux fournisseurs. Brittany Blais a, de son côté, souligné l’importance économique de Chaudière-Appalaches et de mieux positionner Lévis comme territoire entrepreneurial.

Simon Beauchamp-Léveillé a pour sa part critiqué la dépendance économique du Québec envers les États-Unis et a proposé de miser davantage sur les énergies renouvelables dans le cadre d’une réforme de l’économie québécoise, qu’il lie également à l’indépendance du Québec.

Les échanges ont notamment porté sur l’avenir du chantier Davie et le soutien financier aux entreprises. Yanick Godbout a reproché au gouvernement d’avoir tardé à agir face aux menaces économiques liées aux États-Unis.

Le troisième lien divise

Le projet de troisième lien a de nouveau divisé les candidats. Bernard Drainville en défend la construction et a rappelé que 21 entreprises avaient manifesté leur intérêt dans le cadre de l’appel d’intérêt lancé par la CAQ. Karine Laflamme souhaite pour sa part un troisième lien à l’est, qu’elle considère comme un «poumon économique» pour Chaudière-Appalaches.

À l’inverse, Simon Beauchamp-Léveillé estime qu’il est possible d’améliorer les infrastructures existantes à moindre coût. Il a notamment proposé un service rapide par autobus à Lévis, une amélioration du service de traversiers et l’abaissement du tablier du pont de Québec. Selon lui, le troisième lien existe déjà en partie avec les infrastructures actuellement en place.

Yannick Godbout a également privilégié des mesures pouvant être mises en place rapidement, dont l’augmentation de l’offre de traversiers et l’ajout de voies. Brittany Blais a quant à elle misé sur des solutions pouvant améliorer la mobilité sans attendre la réalisation d’un grand projet.

Les candidats ont aussi discuté de l’élargissement de l’autoroute 20, des voies réservées sur le boulevard Guillaume-Couture et de la nécessité d’une meilleure collaboration entre les différents paliers gouvernementaux.

Bernard Drainville a notamment défendu les travaux d’élargissement de l’autoroute 20 vers l’ouest. Il a également indiqué que la troisième voie entre Taniata et les ponts devrait être terminée d’ici novembre.

Main-d’œuvre et attractivité

La pénurie de main-d’œuvre, l’immigration et le logement ont constitué le dernier grand thème du débat. Yanick Godbout a proposé la construction de 5 000 logements abordables par année et a plaidé pour une diminution progressive du nombre d’immigrants en fonction de la capacité d’accueil du Québec.

Karine Laflamme souhaite plutôt déterminer l’immigration selon les besoins de chaque région et faciliter la reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger. Bernard Drainville a défendu le seuil de 45 000 immigrants permanents par année, qu’il considère comme un équilibre entre les besoins de main-d’œuvre et la capacité d’accueil du Québec.

«Il faut trouver un équilibre entre la main-d'œuvre, mais notre capacité d'accueil et nos services aux citoyens comme les écoles», explique M. Drainville.

Photo : Gilles Boutin

Simon Beauchamp-Léveillé s’est pour sa part prononcé en faveur d’environ 75 000 immigrants par année afin de répondre aux besoins de main-d’œuvre. Il propose également davantage de logements sociaux et privés, un meilleur financement des écoles et des CPE ainsi que l’abolition des permis de travail fermés.

Brittany Blais a quant à elle, proposé le recours à la retraite progressive afin de maintenir davantage de travailleurs expérimentés sur le marché du travail.

Vous pouvez également consulter les photos de notre photographe, Gilles Boutin, sur notre page Facebook.

Les + lus