La Coalition contre le logement cher (COLOC) a sommé vendredi les partis politiques de s'engager sur trois «mesures incontournables pour s'attaquer réellement à la crise» du logement : un «véritable» contrôle des loyers, le développement «massif» du logement social et la reconnaissance du droit au logement dans la Charte des droits et libertés de la personne.
«La crise du logement cher n'est plus l'affaire des grands centres. Partout au Québec, les organismes communautaires absorbent difficilement le choc des loyers qui explosent. Ce qui manque, ce n'est pas l'engagement du milieu, c'est la volonté politique d'agir à la hauteur de la crise», a résumé Marie-Line Audet, directrice générale de Table nationale des Corporations de développement communautaire (TNCDC).
Pour sa part, un groupe réunissant des professionnels de la santé et des services sociaux de formations et de milieux variés, des gestionnaires, des chercheurs, des organismes communautaires, des organisations syndicales et des patients partenaires invite les partis politiques à prendre part à une démarche concertée pour renforcer le système public et mieux protéger la santé de celles et ceux qui le font vivre.
Le regroupement issu de la mobilisation États généreux déplore que la détresse psychologique progresse dans le réseau de la santé, les absences se multiplient et plusieurs travailleurs quittent leur milieu ou remettent en question leur avenir dans la profession. Près de 25 millions d'heures de travail ont été perdues au sein du réseau en raison des problèmes de santé mentale du personnel.
Les États généreux 2.0 demande que le prochain gouvernement soutienne les soignants et revoit l'organisation du travail, notamment en assurant un suivi permanent de leur santé et de leur bien-être au travail, en réduisant la lourdeur administrative et en renforçant l'autonomie des équipes de proximité.
Aussi, Québec est invité à faire de la santé globale un objectif central et à faire des choix assumés collectivement, «en créant un espace permanent de dialogue et en plaçant la pertinence, l'équité et la valeur des soins au cœur des décisions».