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Le PCQ veut permettre aux parents de choisir l’école de leurs enfants

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Photo : Archives - Gilles Boutin

12 sept. 2026 12:18

Lors d’une conférence de presse à Pintendre pour annoncer des mesures concernant l’éducation, Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), a annoncé vouloir décentraliser le système d’éducation, réduire le nombre de centres de services scolaires (CSS), financer directement les écoles sans passer par les CSS et permettre aux parents de choisir l’école secondaire de leurs enfants.

D’entrée de jeu, Éric Duhaime a mentionné qu’il souhaite mettre l’élève au cœur de la priorité du système d’éducation, notamment en ajoutant des vitesses au système d’éducation.

«Si le décrochage scolaire est encore trop élevé au Québec, c’est parce que notre système est beaucoup trop standardisé. Il laisse trop de monde de côté, notamment les petits gars qui ont besoin de bouger et qui n’arrivent pas à rester assis 7h de suite dans une même journée. Le PCQ ne va pas répéter le slogan syndical qu’on entend beaucoup ces jours-ci de l’école à trois vitesses. Ça ne nous scandalise pas. On pense que trois vitesses, en fait, ce n’est pas assez», lance le chef du PCQ.

Le choix de l’école

Parmi ses propositions, Éric Duhaime souhaite faire en sorte que le lieu de résidence ne soit plus un critère prépondérant dans le choix d’une école. Ainsi, une famille pourrait inscrire son enfant dans un établissement d’un quartier ou d’une municipalité voisine si celui-ci répond mieux à ses besoins.

Toutefois, lorsque questionné à savoir comment la priorité serait accordé aux élèves, le chef du PCQ a plutôt mentionné l’importance de donner le choix aux parents, sans préciser si un élève pouvait perdre la priorité à son école de quartier.

«L’objectif, c’est de mieux répondre aux besoins des parents, un peu comme ça se passe dans les écoles privées. On veut la liberté de choix des parents. Les parents choisissent l’école de leur choix, peu importe où ils habitent. C’est pour ça qu’on commence par un projet pilote et on va voir comment ça va se répartir sur le territoire. Ça varie d’une région à l’autre», avance-t-il.

Concernant l’âge des élèves touchés par cette mesure, Éric Duhaime a souligné que celle-ci n’affecterait que les étudiants du secondaire. Cependant, le document de référence de la mesure fait plutôt mention des élèves des CSS, donc aussi les élèves du primaire. Questionné par rapport à ce malentendu, le chef du PCQ a indiqué que, comme le pourcentage d’élèves fréquentant le secteur privé était marginal au primaire par rapport au secondaire, le primaire ne serait pas affecté par la mesure.

«On ne pense pas qu’il y aura de gros chambardements. C’est là où la liberté de choix va s’exprimer. Notre objectif, ce sont vraiment les écoles secondaires», précise-t-il.

Dans ce contexte, les écoles des régions pourraient voir leur nombre diminuer considérablement si les parents en venaient qu’à envoyer leurs enfants dans les centres urbains. Pour Éric Duhaime, cette situation serait plutôt une opportunité pour les régions de développer des programmes attirants pour les jeunes en créant de la concurrence.

Si les critères de sélection des élèves sont laissés à la discrétion des écoles dans ce scénario, le PCQ souhaite que les établissements scolaires en profitent pour créer des programmes compétitifs, par exemple de sports-études ou pour des jeunes à besoins particuliers, et que s’ils attirent plus de clientèles, ils obtiendront davantage de financement.

«On veut que les écoles choisies par les parents prennent de l’expansion et les autres écoles vont devoir s’adapter. On veut que l’argent suive l’élève et que chaque école ait plus de budget quand plus de parents choisissent cette école-là. Quand il y en a moins, les écoles ont moins de budget et sont obligées de se niveler par le haut pour attirer ces parents-là et répondre à la demande», souligne-t-il.

D’autres projets en éducation

Comme autres mesures, le PCQ propose de décentraliser le système d’éducation pour «donner plus de pouvoirs aux établissements, notamment dans l’offre de programmes éducatifs, la gestion du personnel et le transport».

Le parti désire aussi réduire le nombre de CSS à 17, un par région administrative, et en diminuer le rôle vers un de soutien en faisant passer la gestion budgétaire directement par les écoles.

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