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Portrait des candidats

QS met de l’avant ses arguments économiques et sociaux à Lévis

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Photo : Étienne Vallières

20 sept. 2026 07:27

Professeur d’histoire au Cégep de Lévis, Simon Beauchamp-Léveillé, candidat pour Québec solidaire (QS) dans la circonscription de Lévis, veut montrer que son parti en est un social avec des arguments économiques. Dans la circonscription, il compte s’attaquer à la mobilité, à l’éducation et à la santé.

Simon Beauchamp-Léveillé est allé étudier l’histoire à Montréal, où il y a passé 13 ans de sa vie, dont 9 à titre de professeur d’histoire au cégep. Il est revenu à Lévis, sa ville d’origine, en 2020, pour y retrouver un environnement plus calme. Passionné d’histoire depuis toujours, il aime ce que cette discipline peut apporter.

«Quand j’étais très jeune, ma mère me racontait l’histoire du Vésuve quand elle me sortait de mon bain, donc ça part de très loin. J’ai toujours aimé comprendre quelles leçons le passé allait nous donner. Ça m’intéresse de comprendre ce que l’humain nous apprend dans d’autres contextes», raconte-t-il.

Dans le cadre de son travail, le candidat de QS a obtenu sa seule expérience politique en accompagnant bénévolement ses étudiants au Forum étudiant à trois reprises. Il a préparé certains des «125 jeunes les plus intéressés par la politique au Québec» pour les initier à la politique, puisqu’elle «fait partie de notre vie, peu importe le domaine». 

Simon Beauchamp-Léveillé a décidé de se présenter comme candidat à Lévis pour semer les graines des idées de gauche à Lévis et, «même s’il n’est pas élu, en récolter les fruits éventuellement».

Ce qu’il veut défendre

La mobilité est en tête de liste des priorités du solidaire s’il est élu. Il réitère que son parti s’oppose à un troisième lien, qu’il considère comme une «dépense pharaonique que les finances publiques n’ont pas les moyens de se permettre», et mise plutôt sur la mise à niveau des infrastructures déjà existantes.

En ce sens, Simon Beauchamp-Léveillé propose un service rapide par bus (SRB) qui irait de la Gare fluviale de Lévis à l’Université Laval, en plus d’abaisser le tablier du pont de Québec et de réserver des voies temporaires sur Guillaume-Couture dans le sens du trafic.

«L’idée, ce n’est pas d’empêcher l’utilisation de la voiture, c’est de donner le choix aux gens, soutient le Lévisien. Actuellement, prendre le transport en commun, c’est plus une conviction qu’un choix. Ce qu’on veut, c’est que les gens qui souhaitent prendre le transport en commun en aient un efficace et moins cher. Tous ceux qui vont prendre le transport en commun vont diminuer l’achalandage sur les routes et ceux et celles qui veulent continuer de prendre leur voiture auront moins de trafic. Tout le monde est gagnant, ça coûte beaucoup moins cher (qu’un troisième lien) et ça arrive beaucoup plus rapidement.»

Simon Beauchamp-Léveillé souhaite investir en éducation à Lévis. Il explique que les écoles primaires et secondaires, ainsi que le Cégep de Lévis, débordent et que son parti souhaite investir dans de nouvelles écoles, prendre soin de celles existantes et éviter d’installer seulement des classes modulaires.

La santé est aussi au cœur de ses combats, alors que le professeur d’histoire désire créer un réseau de CLSC efficace pour permettre aux citoyens d’avoir accès à des soins de santé de première ligne et, ainsi, désengorger les urgences.

Un parti aussi économique

Du côté économique, le candidat de QS veut couper les subventions aux multinationales pour subventionner davantage les PME locales.

Si les mesures de son parti peuvent paraître coûteuses, Simon Beauchamp-Léveillé les défend en montrant que son parti se veut aussi économique.

«On est le seul parti qui ne veut pas flamber des milliards dans un troisième lien. Sinon, on veut aller chercher de l’argent, pas dans les poches de ceux et celles qui en paient déjà beaucoup comme la classe moyenne, mais dans celles des grandes fortunes. En taxant les richesses de 25 M$ et plus de 1 % de plus et celles de 100 M$ et plus de 2 % supplémentaires, on irait chercher 5 G$ par année pour les coffres de l’État. Comme ça, on peut vraiment financer des beaux projets», conclut-t-il.

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