Alors que les ruptures de services en obstétrique se répètent et que les familles sont renvoyées vers des hôpitaux plus éloignés et déjà débordés, le MAE a tenu à rappeler «que des solutions humaines, sécuritaires et moins coûteuses existent déjà au sein du réseau public» : le suivi par des sages-femmes, la maison de naissance et l'accouchement à domicile.
Le MAE réclame que ces services soient mieux financés et déployés «avec plus d'intensité».
«Pour la plupart des soins, on nous explique, avec raison, que les services de proximité ou à domicile coûtent moins cher et désengorgent les hôpitaux. Ce raisonnement doit aussi valoir pour les naissances. Quand on présente l'hôpital comme la seule option, on se prive d'une partie de notre capacité à contrer les pénuries et les fermetures. Quand on est confronté à ces fermetures, la seule réponse offerte aux familles est de se déplacer plus loin, alors que le réseau dispose déjà d'options qu'il n'utilise pas ou ne développe pas assez et qui le rendraient beaucoup plus résilient», a soutenu Sarah Landry, porte-parole du MAE.
Le regroupement demande aussi aux partis de s'engager à mandater Santé Québec dans le déploiement d'une campagne nationale d'information destinée à l'ensemble du personnel du réseau de la santé, «afin que celui-ci connaisse l'ensemble des options de suivi de grossesse et d'accouchement».
Le MAE aimerait aussi que le prochain gouvernement bonifie la plateforme Ma Grossesse afin qu'elle devienne «une véritable source d'information sur l'ensemble des options d'accouchement et de suivi périnatal offertes par le réseau de la santé».
Québec doit aussi assurer le financement d'organismes communautaires et de professionnel·les capables de soutenir les enseignant·es dans la prestation des cours d'éducation à la sexualité, «afin que chaque jeune comprenne la diversité des naissances et des réalités familiales», argue le MAE.