Pour ce faire, il souhaite légiférer afin que le contingent acéricole, soit le volume de production annuel attribué à chaque entreprise acéricole, ne soit pas pris en compte dans le calcul de la valeur foncière.
«Son inclusion dans la valeur foncière ajoute un fardeau injuste sur les producteurs et productrices acéricoles du Québec en alourdissant leur compte de taxes. Ce secteur déjà fragilisé fait face à une crise de rentabilité et d’endettement», a argué le député souverainiste.
Du même souffle, Alex Boissoneault a souligné que son parti s'engageait à avoir des discussions avec la centaine de municipalités qui ont mis en place cette pratique, notamment dans le cadre d’un nouveau pacte fiscal. Le député péquiste a notamment déploré qu'une productrice a vu son rôle d’évaluation foncière augmenter de 183 % à la suite de la taxation de son contingent.
«Nous estimons que cette pratique n’a pas lieu d’être, d’autant plus qu’elle ne s’applique à aucun autre type de quota. Le Parti québécois souhaite alléger le fardeau fiscal de nos PME, y compris nos acériculteurs. Il est crucial de redonner de l’oxygène aux entrepreneurs d’ici, et cette proposition le permet concrètement. Nous voulons soutenir durablement l’ensemble du tissu entrepreneurial québécois et faire du Québec un endroit où les entrepreneurs peuvent croître. L’acériculture est une fierté du Québec, il faut l’entretenir et la protéger», a conclu le député d'Arthabaska.