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Le comité de démolition se prononce sur certaines demandes

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Photo : Archives - Gilles Boutin

22 mai 2026 11:36

Le comité de démolition de la Ville de Lévis s’est réuni à l’hôtel de ville, le 21 mai, afin de rendre ses décisions sur trois demandes de démolition et entendre l’avis des demandeurs et opposants de quatre autres dossiers.

Rappelons que le comité est présidé du conseiller de Saint-Étienne, Anthony Dufour, et formé d’Erik Bilodeau, conseiller de Taniata, et d’Anne-Marie Tremblay, conseillère de Notre-Dame.

Décisions rendues

Le premier dossier concernait le sort du 186-192, rue du Curé-Dupont, à Saint-Romuald. Il s’agit d’un bâtiment principal et le programme préliminaire de réutilisation du sol dégagé consiste à la réalisation d’un ensemble immobilier. Un seul avis d’opposition avait été émis pour ce dossier.

Le comité a indiqué s’être entendu à l’unanimité pour autoriser la demande, notamment «en raison de la valeur patrimoniale et de l’état de l’immeuble».

Par la suite, la demande de démolition du bâtiment principal situé au 103, rue Napoléon, a été refusée à l’unanimité, en raison de «l’état du bâtiment et son apparence architecturale».

«Ces bâtiments ont été conçus selon les méthodes et les matériaux d’une autre époque et vouloir les mettre entièrement aux normes actuelles risque de leur faire perdre de la valeur», a soutenu Anthony Dufour, alors que quatre avis d’opposition avaient été reçues dans ce dossier.

Une période de 30 jours suit ces décisions du comité de démolition, afin de permettre à toute personne souhaitant s’opposer aux décisions de le faire.

Séances d’audition publiques

Ensuite, le comité a entendu les différents avis quant à la demande touchant le 2031, chemin Demers. La demande est en lien avec une résidence inoccupée depuis plusieurs années afin de mettre le terrain en culture.

Ce dernier aurait été construit vers 1840 et témoigne de la colonisation du 3e rang, à Saint-Nicolas, au 19e siècle. Aucun avis d’opposition n’a été soumis.

Les membres du comité de démolition ont rendu leur décision le soir-même et l’ont approuvé à l’unanimité. Notons que le propriétaire a indiqué son souhait de garder certains éléments, tels que des poutres, afin de les utiliser pour différents projets.

Par la suite, les opinions de deux dossiers ont été entendus en même temps pour les 256-262 et 264-270A, rue Saint-Joseph. Notons que ces deux endroits avaient déjà fait l’objet d’une demande de démolition en 2021. Le comité avait alors accepté la demande, mais les travaux n’avaient pas été réalisés dans les délais requis, alors le processus était à recommencer.

Le premier bâtiment de trois étages date d’environ 1900-1905 et est actuellement inoccupé. Le second date, pour sa part, d’environ 1880 et est également inoccupé. Le propriétaire souhaite y construire des immeubles multifamiliaux.

«J’ai un réel respect pour le patrimoine bâti, je crois l’avoir démontré avec les travaux réalisés sur l’immeuble 254-256, un bâtiment reconnu par la Ville comme ayant une valeur patrimoniale supérieure. Dans ce cas, la restauration était possible et cohérente, mais dans les deux autres cas, l’état général, les dommages, les interventions antérieures inachevées et les enjeux structuraux nous ont amenés à des conclusions différentes», a indiqué Kevin Landy, propriétaire et demandeur, soulignant également les nombreuses entrées par effraction qui y surviennent.

Deux avis d’opposition ont été envoyés, dont l’un des représentants était présent lors de la séance.

«On est tout près du cœur institutionnel de Lauzon qui a une très haute valeur historique. Normalement, on essaie de rechercher une conservation d’esprit du lieu. Il y a une trame architecturale qui me fait défaut, je suis surpris que l’esprit des autres bâtiments de la rue ne se retrouve pas plus sur la façade (du projet de remplacement). L’harmonisation avec le voisinage est important», a mentionné Pierre-Paul Sénéchal, du Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM).

Le dernier dossier touchait le 769, chemin Bélair Est, concernant un bâtiment de ferme traditionnel datant d’environ 1860 et actuellement inoccupé. Un avis d’opposition a été soumis.

«Quand j’ai été voir la maison, c’était pitoyable, ça n’a jamais été entretenu. Il y avait de la moisissure importante, les escaliers sont non-conformes, les planchers n’ont jamais été réparés. Cette maison va toujours être problématique avec un solage qui est excédant», a précisé Alain Goulet, propriétaire d’une compagnie de rénovation ancestrale et inspecteur en bâtiment.

Pour les deux derniers dossiers, le comité de démolition rendra ses décisions prochainement.

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