Par Elizabeth Cyr - Journaliste pour l'Initiative de journalisme local
Le PCQ propose de maintenir le financement actuel des CPE et des garderies subventionnées, de bonifier le crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants et de créer une nouvelle allocation destinée aux parents qui gardent leurs jeunes enfants à la maison.
«Notre boussole au Parti conservateur du Québec, elle est simple : élargir l’accès à une place abordable et valoriser la liberté des choix des parents», affirme Patricia Drouin.
Maintenir le réseau public
Le premier pilier du plan consiste à conserver le système actuel de financement des CPE et des garderies subventionnées.
Éric Duhaime soutient que ces services ont fait leurs preuves, notamment en matière de qualité, mais qu'ils ne couvrent pas l'ensemble des besoins des familles québécoises.
«Les places en CPE et en garderies subventionnées comptent seulement pour 41 % des enfants en âge préscolaire au Québec», avance-t-il.
Le chef conservateur estime donc que l'État doit continuer à soutenir le réseau public tout en développant d'autres avenues pour les familles qui n'y ont pas accès.
Un crédit d'impôt bonifié
Le deuxième volet prévoit une bonification du crédit d'impôt pour frais de garde d'enfants à compter du 1er avril 2027.
Pour une place non subventionnée coûtant environ 55 $ par jour, le PCQ estime que la mesure permettrait à une famille de la classe moyenne d'économiser environ 950 $ par enfant chaque année.
Le parti affirme également que cette mesure pourrait contribuer à rendre accessibles les quelque 10 000 places actuellement vacantes dans les garderies non subventionnées.
«C’est une mesure d’environ 93 M$ par année qui va se faire cependant à coût nul sur le plan budgétaire parce qu’à la place de convertir 5 000 places non subventionnées en places subventionnées, on va donner l’argent directement aux parents de 950 $ par année par enfant», explique Éric Duhaime.
Une allocation pour les parents à la maison
Le troisième volet du plan vise directement les familles qui n'ont pas accès à une place subventionnée et qui ne réclament pas le crédit d'impôt pour frais de garde.
Le PCQ propose de leur accorder une allocation imposable de 100 $ par enfant par semaine, soit jusqu’à 5 200 $ par année. Pour être admissible, une famille devra notamment être domiciliée au Québec et compter au moins un parent travaillant à temps plein.
Le coût de cette nouvelle mesure est estimé à 280 M$ par année par le parti.
Le PCQ a également été questionné sur la situation des familles monoparentales et sur la condition liée au travail à temps plein.
«L’allocation de 100 $ par semaine, ça fait 5 200 $ par année, donc assurément que la personne monoparentale va avoir accès à un autre programme aussi d’aide financière. C’est pour ça que ça s’adresse aux familles», répond la candidate dans Beauce-Nord.