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Le PLQ propose quatre mesures pour favoriser les PME québécoises

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Photos : Gilles Boutin

21 août 2026 01:21

Ce 21 août, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, a fait une annonce économique et entrepreneuriale sur la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. Aux côtés de différents candidats du PLQ, dont la candidate dans la circonscription de Lévis, Brittany Blais, Charles Millard, a pris quatre engagements afin de favoriser les entreprises québécoises, notamment les petites et moyennes entreprises (PME).

Par Elizabeth Cyr - Journaliste pour l'Initiative de journalisme local

L’annonce a été faite dans un contexte économique qui est marqué, selon le PLQ, par son évolution rapide et par l’incertitude entourant les relations économiques avec les États-Unis. M. Milliard estime que le gouvernement doit davantage utiliser son pouvoir d’achat pour soutenir les entreprises québécoises.

«Au PLQ, on va prendre des engagements économiques concrets pour nos entreprises parce qu’être présent pour nos entreprises et les soutenir, c’est la meilleure façon pour le Québec de braver les incertitudes actuelles, affirme-t-il. Nos entreprises sont une partie essentielle de nos communautés, à Lévis, comme partout au Québec. Pour plusieurs PME, le gouvernement devrait jouer un rôle plus névralgique et devrait jouer le rôle d’être un client stratégique».

Charles Milliard - Photo : Gilles Boutin

Le premier engagement visant à obtenir une meilleure collaboration entre l’État et les entreprises consiste à augmenter la place accordée aux entreprises québécoises dans les marchés publics.

«Le gouvernement du Québec, les organismes et les sociétés d’État, comme Hydro-Québec, achètent chaque année pour des milliards de dollars de biens de services et on veut qu’une part plus grande de cet argent reste au Québec», explique le chef du Parti.

Lorsque les règles applicables le permettent, le PLQ souhaite notamment imposer une marge préférentielle de 15 % d’achats québécois.

«Une entreprise qui fabrique et crée des emplois au Québec, développe du savoir-faire et fait vivre des entreprises d’ici, c’est cette contribution particulièrement qu’on veut reconnaître», précise Charles Milliard.

Revoir le principe du plus bas soumissionnaire

Le deuxième engagement vise à rompre le modèle du plus bas soumissionnaire conforme. Le PLQ mentionne que le prix resterait un élément important, compte tenu des finances publiques actuelles, mais le PLQ tient à accorder plus d’importance à la qualité, la durabilité, la performance, l’innovation et l’empreinte carbone, des critères importants dans l’approvisionnement public. Cela permettra surtout, selon Milliard, de permettre aux entreprises de proposer des solutions innovantes.

Réduire les délais administratifs

Le troisième engagement concerne la simplification des démarches pour les entreprises qui souhaitent faire affaire avec le gouvernement.

Le parti propose notamment de réduire les délais de réponse aux entreprises qui soumissionnent pour des contrats publics. Le PLQ veut également réduire le délai de paiement du gouvernement du Québec à 30 jours.

«On va s'engager au Parti libéral du Québec à réduire le délai de paiement du gouvernement du Québec à 30 jours, comme dans le secteur privé», lance M. Milliard.

Selon le parti, cette mesure permettrait notamment aux PME de limiter le recours à leur marge de crédit pour financer leurs activités en attendant le paiement du gouvernement.

Donner une première chance aux entreprises d’ici

Le quatrième engagement vise à permettre à davantage d’entreprises québécoises d’obtenir leurs premiers contrats publics.

Le PLQ souligne que certaines entreprises développent des prototypes ou des solutions innovantes, mais peinent ensuite à obtenir les contrats nécessaires pour acquérir de l’expérience et démontrer leur capacité.

«Pour obtenir un grand contrat souvent, ça exige d'avoir une expérience et, pour obtenir cette expérience, il faut déjà avoir obtenu un grand contrat. Alors, c'est un cercle absurde dans lequel des dizaines de milliers d'entreprises au Québec vivent en ce moment», affirme le chef du PLQ.

Le parti souhaite donc que l’État puisse contribuer davantage à donner une première chance aux entreprises québécoises qui répondent à un besoin réel.

Cette approche permettrait, selon le PLQ, de rapprocher les producteurs et les acheteurs et de créer davantage de retombées économiques dans les régions.

«On veut accroitre la présence, entre autres, des aliments québécois et développer davantage de partenariats entre les entreprises agroalimentaires de nos régions et les institutions publiques qui les entourent», conclut Charles Milliard.

Photo : Gilles Boutin

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