Par Elizabeth Cyr, journaliste pour l'Initiative de journalisme local
«On n’offre pas que du jazz pur, malgré qu’on adore. On va flirter avec le blues, le folk, le gospel et tout ce qui prend racine dans le jazz. Quand on est dans des petits milieux, on ne peut pas toujours avoir accès à des artistes professionnels et des offres musicales variées. Ça permet aussi de faire des belles découvertes pour les gens par chez nous et les gens d’ailleurs qui viennent découvrir les lieux», mentionne Sophie Marcoux, présidente du festival St-Michel en Jazz.
Elle affirme également que le festival maximise la vue à partir de Saint-Michel sur le fleuve Saint-Laurent et sur l’île d’Orléans.
«Tout ça, c’est une toile de fond. C’est ce qui créer quand même une ambiance qui est unique», souligne-t-elle.
Pour cette quatrième édition, les festivaliers pourront notamment assister aux spectacles de la chanteuse jazz Susie Arioli, de l’harmoniciste Guy Bélanger ainsi qu’un hommage pour le centenaire de naissance de Miles Davis.
La présidente du festival ajoute que l’organisation a voulu pousser encore plus loin la diversité musicale cette année, le trad étant leur saveur spéciale.
«On a voulu aller encore plus loin dans la diversité. Du jazz tzigane à la musique de l’Inde du Nord, en passant par un big band de 18 musiciens et Susie Arioli à l’église : c’est un festival qui assume pleinement son éclectisme, tout en restant profondément ancré dans son village», exprime-t-elle par voie de communiqué.
Programmation
Le vendredi 31 juillet marquera le début du festival avec l’harmoniciste Guy Bélanger et son quintet qui se produiront pour une première fois à Saint-Michel-de-Bellechasse sur la scène principale avec un répertoire varié entre blues, jazz et folk. Deux autres formations viendront compléter la soirée avec des prestations inspirées de la chanson française revisitée en jazz tzigane et du folk traditionnel québécois.
Le samedi 1er août, plusieurs scènes aménagées à travers le village accueilleront une programmation accessible à tous les publics comprenant de la relève jazz universitaire, un atelier de percussion familial, du jazz manouche, de la musique classique de l’Inde du Nord ainsi qu’un big band de 18 musiciens.
Le spectacle Miles dans tous ses états rendra hommage à Miles Davis dans le cadre des célébrations entourant le centenaire de naissance du musicien américain. Les organisateurs soulignent que cet événement s’inscrit dans un mouvement mondial d’hommages consacrés à l’artiste ayant profondément marqué l’histoire du jazz contemporain.
La dernière soirée se déroulera à l’église de Saint-Michel-de-Bellechasse avec le spectacle Embraceable de Susie Arioli, présenté dans une formule intime.
Le festival se terminera ensuite avec une prestation du bluesman québécois Pat the White, qui effectue un retour sur scène après une absence de dix ans, accompagné de l’auteur-compositeur folk Randall Spear.
Derrière la musique
Au-delà de la programmation musicale, St-Michel en Jazz mise aussi sur une expérience ancrée dans sa communauté. Plus de 70 bénévoles et plusieurs partenaires locaux contribuent chaque année à faire de Saint-Michel-de-Bellechasse une destination culturelle et conviviale.
Pour rester accessible au public, le festival fonctionne sur le principe de la contribution solidaire, où l’entrée est gratuite pour les enfants et les festivaliers sont invités à donner selon leurs moyens, à l’exception du spectacle de Susie Arioli qui nécessite un billet. Une offre gourmande mettant en valeur des entreprises de la région viendra également compléter l’expérience.
La présidente du festival souligne d’ailleurs que l’événement connaît un engouement grandissant.
«Depuis l’an dernier, il y a une effervescence qui est en hausse. Les deux premières années, on avait un bel achalandage, étonnamment, puisqu’on était nouveau. Ça s’est maintenu et c’est correct parce qu’on est un petit milieu et on veut ça chaleureux, mais l’année passée, ça a doublé», conclut-elle.