Par Elizabeth Cyr, journaliste pour l'Initiative de journalisme local
La pièce met en vedette quatre finissants du Conservatoire d’art dramatique de Québec, soit Juliette Bussières, Nicolas Cholette, Marianne Locas et Maxime Méthot, qui incarnent respectivement les personnages de Cyndi, Simon, Marion et Pierre.
L’intrigue suit un jeune couple d’artistes endettés qui s’est réfugié dans un chalet familial pour tenter d’échapper à ses difficultés financières. Alors que Cyndi gagne sa vie en prêtant sa voix à des lignes téléphoniques érotiques et que Simon se découvre des talents de voyant, leur quotidien bascule lorsque Pierre, le frère de Simon, et son épouse Marion débarquent à l’improviste avec l’objectif de convaincre Simon de vendre le chalet à un promoteur immobilier. Au fil des appels téléphoniques et des affrontements entre les personnages, les secrets se dévoilent et les manigances se multiplient.
Une pièce accessible
Pour Maxime Méthot, l’une des forces de la pièce est ses personnages qui s’appuient sur des personas facilement reconnaissables.
«Je pense que les archétypes des personnages représentent un grand pourcentage de la population. On a tous connu du monde comme on va voir sur la scène, explique-t-il. Même les enjeux liés aux condos et au développement immobilier sont d’actualité.»
Nicolas Cholette souligne que les stéréotypes sont volontairement accentués afin de servir la comédie.
«On intensifie cet aspect, mais je pense que tout le monde peut trouver son compte et se reconnaître dans les personnages», ajoute-t-il.
Une opportunité pour la relève
Le projet est né d’une collaboration entre le Vieux Bureau de Poste et le Conservatoire d’art dramatique de Québec. Chaque année, la salle de spectacle de Saint-Romuald met sa scène à la disposition des finissants de l’établissement pour du théâtre d’été.
Les diplômés, qui ont terminé leur formation en mai dernier, doivent d’abord soumettre un projet de création. Parmi les propositions reçues, celle d’À coups de fil a été retenue pour la saison 2026.
Au-delà du spectacle lui-même, Marianne Locas rappelle l’importance du théâtre comme lieu de rassemblement.
«Aller au théâtre, c’est vraiment un moment privilégié. C’est un moment de rassemblement et c’est amusant de rire avec des gens qui rient avec nous, souligne-t-elle. Il y a beaucoup de pièces de théâtre d’été offertes, mais je pense qu’on a vraiment une proposition originale avec des personnages éclatés.»
La pièce À coups de fil sera présentée tout au long de l’été au Vieux Bureau de Poste. Pour connaître la programmation entière, consultez le www.vieuxbureaudeposte.com.