Le parcours entrepreneurial de Fanie Giguère-Robitaille a commencé un peu par hasard, mais venait d'une envie de diriger son propre bateau. Rapidement, la formule du travail autonome lui apparait comme une évidence, puisque lorsqu'elle était employée, elle ne pouvait pas s'empêhcer de lancer des projets en parallèle. La routine, ce n'était pas pour elle, sachant qu'elle aurait été malheureuse de toujours faire la même chose.
«Avec du recul, je me dis parfois que c'était écrit dans le ciel que ça allait finir en entreprise», confie-t-elle.
Aujourd'hui, Fanie Giguère-Robitaille peut compter sur trois autres femmes au sein de l'entreprise, chacune ayant des profils différents, mais complémentaires. La directrice générale ajoute que les forces d'une viennent accompagner les faiblaisses des autres. Cette équipe soudée lui permet d'explorer différentes avenues créatives. Lorsqu'un projet les pousse dans une zone inconnue, elles foncent et développent de nouvelles compétences.
«C'est 100 % nous avec plein d'erreurs et plein de choses imparfaites qu'on essaie de corriger du mieux qu'on peut, mais au final, c'est 100 % humain», souligne Mme Giguère-Robitaille.
Son parcours
Fanie Giguère-Robitaille savait qu'elle était attirée par le domaine des arts. Elle a complété un DEC en arts visuels, a exploré le design graphique, puis finie par se réorienter en design de présentation. Aujourd'hui, elle constate que chacun de ces domaines a façonné son art.
«J'ai mélangé un peu tout ça et tant mieux, parce que la sphère graphique me sert aujourd'hui et le design de présentation, c'est ce que je fais maintenant», affirme-t-elle.
Selon elle, son succès tient autant à sa personnalité d'entrepreneure qu'au fait qu'on ne lui ait jamais mis de freins. Dans sa famille, personne ne lui a laissé entendre que les affaires étaient un milieu d'hommme et que les arts étaient un domaine difficile. C'est plus tard qu'elle réalise sa chance en discutant avec d'autres femmes entrepreneures qui ont vécu cette réalité.
«La vraie liberté, c'est de se dire qu'on peut rêver à tout ce qu'on veut, sans avoir de freins, soit par soi-même ou par les autres, pour imaginer que c'est possible.»
Voyager pour comprendre la liberté
Dès l'adolescence, Fanie Giguère-Robitaille développe un amour pour le voyage en allant seule au Cost Rica et à 20 ans, elle fait déjà de l'aide humanitaire au Guatemala.
Au fil de ses voyages, elle est confrontée à des femmes dont les possibilités sont plus limitées, surtout il y a deux ans, lorsqu'elle a réalisé une murale dans une école exclusivement pour les femmes au Sénégal. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, elle a peint le portrait d'une femme, une oeuvre qui se voulait inspirante et révélatrice de la beauté derrière la liverté des femmes.
«Elle n'était pas du tout revendicatrice, mais elle était belle au niveau de la représentation de la femme», explique l'artiste.
La suite pour Fanie Giguère-Robitaille
Son engagement prend un tout autre sens puisqu'elle réalise la conception et les plans d'une école pour femmes au Sénégal, un projet qu'elle fait main dans la main avec son père architecte. Cette école offrira des formations en couture, en restauration et même en électricité, de belles possibilités d'études accessibles pour les femmes du Sénégal, favorisant ainsi leur autonomie.