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Entrepreneuriat

La FCEI invite les gouvernements à remédier à la pénurie d'entrepreneurs

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Photo : Unsplash - Bruce Mars

27 avr. 2026 12:00

Alors que le nombre de fermetures d'entreprises dépasse celui des ouvertures depuis six trimestres consécutifs, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) demande aux gouvernements de prendre des mesures pour inverser cette tendance et freiner le déclin entrepreneurial.

Selon les données qu'elle a compilées, la FCEI soutient qu'au deuxième trimestre de 2025, les taux de sorties ont atteint 5,6 %, alors que les taux d'entrées ont diminué pour s'établir à 4,8 % au quatrième trimestre.

Cela représente des taux de fermetures «parmi les plus élevés et des taux d'ouvertures parmi les plus faibles observés en dehors de la pandémie», a imagé le regroupement.

«La mise à jour économique de demain est une occasion pour le gouvernement fédéral de s'attaquer à la pénurie d'entrepreneurs au Canada et de rétablir la confiance des PME. Les gouvernements priorisent depuis des années les grandes entreprises au détriment des petites. Le Canada ne peut pas se permettre de continuer de perdre plus d'entreprises qu'il ne s'en crée. Il est temps que les gouvernements renforcent leur soutien aux PME et mettent fin à la pénurie d'entrepreneurs», a argué Vincent Pâquet, analyste principal des politiques à la FCEI.

Pour ce faire, l'association a réitéré trois de ses demandes aux gouvernements, soit de réduire les coûts d'exploitation des entreprises, diminuer la paperasserie et répondre à l'évolution du marché du travail au Canada.

Concrètement, la FCEI aimerait, entre autres, que le taux d'imposition fédéral des petites entreprises passe de 9 % à 6 %, que les gouvernements éliminent deux règlements chaque fois qu'un nouveau est adopté (règle du «2 pour 1») afin de réduire la paperasserie ainsi qu'Ottawa conserve, protége et défende le Programme des travailleurs étrangers temporaires

«La pénurie d'entrepreneurs ne se réglera pas d'elle-même. Il faut donner aux entrepreneurs des raisons concrètes de démarrer, de croître et d'investir. Mais en ce moment, les politiques gouvernementales ne donnent pas confiance. Si les gouvernements veulent stimuler l'économie et la productivité, ils doivent passer de la parole aux actes», a conclu Michelle Auger, directrice, Échanges commerciaux et compétitivité des marchés, Affaires nationales à la FCEI.

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