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Une exposition rassemble 22 artistes autour de l’art abstrait à l’ECQSN

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François Mathieu, Marie-Ève Fréchette et Ariane Lebeau. Photo : Elizabeth Cyr

22 juin 2026 06:00

Jusqu’au 20 septembre, l’Espace culturel du Quartier Saint-Nicolas (ECQSN) accueille Territoires d’abstraction. Multiples regards, multiples gestes, une exposition réalisée en collaboration avec la Collection Desjardins. Réunissant les œuvres de 22 artistes issus de différentes générations, celle-ci propose un dialogue entre des figures marquantes de l’abstraction québécoise et des créateurs d’aujourd’hui.

Par Elizabeth Cyr, journaliste pour l'Initiative de journalisme local

Présentée dans quatre salles de l’ECQSN, l’exposition a été réalisée grâce à la collaboration nouée entre Ariane Lebeau, directrice artistique et éducative de l’ECQSN, et Anne Roger, conservatrice de la Collection Desjardins. 20 artistes ont été sélectionnés parmi les 3 000 œuvres de la collection, auxquels s’ajoutent deux artistes bien connus de Chaudière-Appalaches, Marie-Ève Fréchette, de Lévis, et François Mathieu, de Saint-Sylvestre.

Parmi les artistes, une œuvre de Jean Paul Riopelle figure notamment aux côtés de celles de Marcelle Ferron, Guido Molinari, Pierre Dorion, Chantal Harvey, Alain Paiement et Caroline Cloutier.

Peinture, sculpture, textile, photographie et installation se côtoient au fil d’un parcours qui explore les multiples facettes de l’abstraction. Malgré la diversité des pratiques représentées, un fil conducteur lie l’ensemble des œuvres.

«Ce qu’on voulait, c’était un peu présenter une exposition qui traite uniquement de l’abstraction, mais qui fait se côtoyer des artistes de différentes générations et de différents médiums aussi», explique Ariane Lebeau.

Une vitrine pour les artistes de la région

Si la collaboration avec la Collection Desjardins permet de faire découvrir des artistes provenant de partout au Québec et même d’ailleurs au Canada, l’ECQSN demeure fidèle à sa mission de mettre en valeur les créateurs locaux.

«On a des gens de partout au Québec, même au Canada. Mais nous, à l’Espace culturel, c’est vraiment ancré dans notre mission. On travaille avec les artistes locaux, donc de Lévis, Chaudière-Appalaches et aussi de la Capitale-Nationale. On est vraiment une institution muséale de proximité. Pour nous, c’est d’abord le travail des artistes locaux qu’on vient mettre de l’avant», affirme Ariane Lebeau.

L’artiste lévisienne Marie-Ève Fréchette présente son art axé sur la sculpture et l’installation. Après un parcours multidisciplinaire en sciences, en céramique et en arts visuels, elle poursuit aujourd’hui une démarche de recherche et de création centrée sur la matière et l’espace. Elle travaille beaucoup avec les formes organiques qu’elle fabrique de ses mains, les associant ensuite avec des objets industriels. 

De son côté, François Mathieu, établi à Saint-Sylvestre, est reconnu pour son approche valorisant les matériaux bruts et le travail manuel. Depuis au moins 10 ans, l’artiste travaille surtout les sphères de toutes sortes de manières, une caractéristique facilement observable dans ses deux œuvres exposées à l’ECQSN. Il a également présenté ses œuvres au Canada, au Mexique et en Belgique, en plus de réaliser plusieurs projets d’art public.

Pour M. Mathieu, participer à cette exposition représente une occasion privilégiée d’échanger avec d’autres créateurs.

«C’est toujours important pour nous de participer à des événements comme ça. Une exposition collective, c’est toujours plaisant parce que ça nous met en relation avec d’autres créateurs», souligne-t-il.

Une exposition accessible à tous

Les visiteurs pourront parcourir les quatre salles de l’ECQSN à leur rythme et consulter les fiches d’interprétation qui accompagnent les œuvres afin de mieux comprendre les liens entre les différentes démarches artistiques.

L’exposition se veut accessible autant aux amateurs d’art qu’aux personnes qui découvrent l’abstraction pour la première fois.

«Il y en a pour tous les goûts. Même pour les personnes qui ne sont pas initiées à l’art abstrait, ça peut être quelque chose qui allume des petites étincelles», conclut Mme Lebeau.

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