Depuis trois saisons, on peut voir Dominic Baril et Bob, le roi du Kitsch, surnommés Dom et Bob, se promener à travers la province pour participer à différentes ventes aux enchères. Grâce à leurs connaissances des antiquités, ils tentent d’y dénicher des perles rares, tout en faisant connaître au public la valeur monétaire, historique et culturelle des objets qu’ils convoitent.
Afin d’ajouter un vent de fraîcheur et un œil plus jeune à leur équipe, La fièvre des encans a invité Antoine Marquis à se joindre à l’aventure. Malgré qu’il n’ait pas l’expérience de Dom et Bob, il est issu du milieu depuis toujours, puisqu’il constitue la relève de son père à la boutique Marquis Brocanteur et qu’il dirige maintenant la Friperie Méli-Mélo, toutes deux à Lévis. Sa connaissance des antiquités lui a donc permis de se joindre aisément à l’équipe.
«Les connaissances qu’ils ont, ce sont des choses que j’ai apprises avec le temps en suivant mon père. Les encans, je suis là-dedans depuis que je suis jeune. Quand j’avais sept ans, mon père criait des encans et moi je montrais les objets. À cet âge-là, tu es une éponge, donc tu assimiles sans le savoir des connaissances. Ce qui est bien à l’émission, c’est que chacun partage ses connaissances. Je me suis rendu compte que moi aussi je leur en partageais», explique Antoine Marquis.
Des intérêts particuliers
Dans le premier épisode, on pourra voir le Lévisien s’intéresser à une salière et une poivrière contenant de l’uranium. Son intérêt pour des produits uniques et recherchés d’une clientèle plus jeune est d’ailleurs ce qui lui a permis de se démarquer de ses collaborateurs.
«On voit de plus en plus de gens chercher des produits à base d’uranium avec une lampe UV, indique Antoine Marquis. J’ai beaucoup de jeunes de 13 ou 14 ans qui viennent à la brocante avec leur lampe UV. J’ai donc voulu représenter ce que les jeunes recherchent. Dans les autres épisodes, je n’ai vu personne en parler ou chercher ce genre de pièce, donc je trouvais ça intéressant. J’essaie d’être plus champ gauche.»
Un rêve de jeunesse
Pour le jeune marchand d’histoire, participer à cette émission était «presqu’un rêve de jeunesse» qu’il ne pensait jamais atteindre. En étant à Lévis et dans un milieu inorthodoxe, Antoine Marquis ne se doutait pas de l’opportunité qu’il obtiendrait lorsqu’il a été approché par Historia pour faire partie de la distribution de la quatrième saison.
«Je n’aurais jamais pensé pouvoir participer à ça il y a 10 ans de cela, lorsque j’ai commencé à suivre les traces de mon père, mentionne-t-il. C’est aussi plaisant d’avoir été approché plutôt que de m’être inscrit. C’est une fleur sur mon métier et sur les efforts que j’ai faits dans les dernières années. À la base, ils m’ont approché pour faire des capsules Web pour apporter un vent de fraîcheur, mais après une entrevue Zoom avec eux, je pense qu’ils ont aimé mon profil et ils m’ont proposé d’être dans l’émission. J’étais vraiment content de pouvoir passer à l’écran.»
S’il n’y a rien de confirmé pour l’instant, Antoine Marquis aimerait faire partie de la prochaine saison de La fièvre des encans et croit que la possibilité est bien réelle.
«C’est sûr que j’aimerais y retourner et j’ai cru comprendre qu’ils m’ont bien aimé et qu’ils aimeraient me revoir s’il y avait une cinquième saison. Quatre épisodes, ce n’est pas beaucoup et c’est vraiment au troisième que j’ai commencé à prendre mes aises, donc je suis comme resté sur mon appétit. J’espère donc qu’il y aura une autre saison», lance l’antiquaire lévisien.