L’humour explosif et corrosif de Neev débarque au Vieux Bureau de Poste (VBP), le 7 décembre. Avec un sens inné de l’autodérision, l’humoriste partage ses expériences dans son premier one man show.

Neev parle de lui et c’est très dôle. «Le canevas parle de moi tout le temps, c’est toujours quelque chose qui m’est arrivé, qui me tracasse, qui m’énerve ou qui me fait rire», présente l’humoriste.

Celui qui n’hésite pas à rire de lui pour faire rire les autres parle d’intégration, du couple, de la paternité et de différents sujets qui le touchent et trouvent écho chez les spectateurs. «Il faut comprendre ce que c’est d’être le sujet d’une blague pour être capable de blaguer sur les autres», assure Neev. 

«L’autodérision, ça m’a servi avant même de penser faire de l’humour, enfant, adolescent. Très vite j’ai compris que si je fais la blague avant toi, tu n’as plus d’arme. J’ai utilisé ça souvent. Aujourd’hui, je suis un grand gros, mais j’ai déjà été un petit gros et ça a été difficile», plaisante-t-il.

Sur scène, l’humoriste aime interpeller le public et lui faire comprendre «qu’on vit quelque chose ensemble». «Oui, c’est une performance, mais une performance où le public est très actif», prévient-il.

Ses spectacles sont comme des conversations. «J’ai besoin de l’écoute des gens et de leur réponse. Même si le public ne répond pas avec des mots, il me répond avec des rires», illustre Neev. Son but, c’est que tout le monde s’amuse. «Si les gens s’amusent, moi je m’amuse sur scène», ajoute-t-il.

L’humoriste estime que le rire est une émotion réflexe qui naît d’un rapport aussi intense que fragile avec le public. «Tu peux faire semblant d’être empathique ou d’être énervé. Mais tu ne peux pas faire semblant de rire», croit-il.

Le musicien devenu humoriste

 Celui qui était musicien avant d’être humoriste, n’en est pas à son coup d’essai sur les planches. L’auteur-compositeur-interprète, qui avait même son groupe, s’est fait remarquer alors qu’il jouait à Montréal pendant le même festival que Gad Elmaleh.

Ses premiers pas dans le monde, c’est une histoire comme dans un film de Disney, s’amuse-t-il. Il y a dix ans, il est invité à faire la première partie de Gad Elmaleh au théâtre Saint-Denis. «Ça a super bien marché!»

Et ce n’est qu’un début puisque Neev continue d’ouvrir les spectacles de l’humoriste français, puis se produit à Juste pour rire, se fait remarquer comme chroniqueur, avant de précéder Simon Gouache et Louis-José Houde lors de leur tournée.

«Le départ, ça a été canon. Bang! J’avais un contrat en main et j’étais prêt à conquérir la planète.» Ce qui n’a pas empêché Neev d’apprendre le métier à la dure dans des bars. «C’est un défi! C’est une job de faire rire plus que ses amis ou son entourage.»

«Venez rigoler un bon coup, venez triper avec moi et vous détendre, ça fait du bien ! C’est ben l’fun. C’est comme un party de famille mais sans l’oncle lourdaud», invite-t-il. 

Les billets sont disponibles à la billetterie du Vieux Bureau de Poste. Les réservations se font par téléphone au 418 839-1018 ou sur le site Web de la salle.

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