L’équipe et une partie des acteurs ont tourné une scène dans le Vieux-Lévis.

Cet été, Luca Jalbert a tourné la quatrième saison de sa web-série, qui fait partie de l’univers Ça fout la chienne et sortira au printemps prochain. Comme à son habitude, le bédéiste et cinéaste Lévisien a fait appel aux jeunes du territoire pour réaliser son projet. Rencontre avec deux acteurs en herbe.

Un mardi soir dans une cour du Vieux-Lévis, autour du feu. Luca Jalbert et les acteurs de sa web-série, qui raconte l’histoire des enfants perdus, se retrouvent pour le tournage d’une nouvelle scène. 

Sur place, deux des jeunes personnages, les moniteurs du camp de vacances où se déroule l’intrigue et un conteur sorti des ombres venu partager ses récits. Tout ça, bien sûr, sous l’œil de la caméra et de l’équipe de tournage. Les parents sont aussi de la partie et tout le monde se retrouve dans une joyeuse ambiance. 

«J’essaie que les tournages ne soient pas trop lourds et que ça ne soit pas trop un gros travail pour eux. J’ai envie que ça soit comme un gros camp de vacances. C’est l’été et on a du fun avant tout», partage Luca Jalbert.

Ce soir, Andrew Croteau et Édouard Brisson, tous deux 14 ans, se préparent à incarner de nouveau leur personnage. Le premier joue Vincent, un jeune garçon sensible qui se sent blessé par un moniteur toujours sur son dos et va être amené, bien malgré lui, à se venger. 

Le second s’est glissé dans la peau d’Alex, un jeune qui évolue aux côtés des autres personnages pour arrêter le «gros méchant». «Je reste du côté des gentils tout le long», précise-t-il.

D’une durée de trois à quatre heures, voire huit heures pour les plus longs, les tournages sont d’abord des moments de partage et de plaisir, même s’il faut aussi assurer quand les moteurs tournent. 

«On a tout le temps du fun. On va à plein de places pour tourner. Mais quand il faut être sérieux, il faut être sérieux. Et ne pas commencer à rire devant la caméra», raconte Édouard. 

Se glisser dans la peau d’un autre

C’est l’envie de se glisser dans la peau d’un nouveau personnage qui l’a motivé à participer. «D’un coup, il faut changer de personnage et on commence à tourner. Je me dis, là c’est le temps de changer de personnage. Boum. Je me rappelle de mon texte et je le dis», explique-t-il. Pour se préparer, il lit son texte et le répète tout le temps dans sa tête jusqu’à ce qu’il le connaisse par cœur. 

Andrew trouve parfois plus difficile de se concentrer. «J’ai toujours de la misère à garder mon sérieux. Je ris beaucoup. Des fois, dans des moments où il ne faut pas», confie-t-il. Mais, il ne faut pas trop s’amuser pour que ça reste crédible, prévient-il.

Pourtant, il ne lui apparaît pas très difficile de devenir un autre. «Il faut juste être différent de ce qu’on est d’habitude, changer d’attitude.» 

Ce qu’aime l’ado, «c’est la complicité qu’il y a entre nous, le plaisir qu’on a à être ensemble, les blagues qu’on se raconte. Passer du temps ensemble, c’est plaisant».

D’ailleurs, Andrew a toujours voulu faire du cinéma dans la vie. Participer à ce projet était pour lui une belle occasion de voir si le septième art est vraiment fait pour lui. «Je me suis dit que tourner dans la série pourrait me motiver à aller dans le cinéma et je le suis. Tu es libre de jouer ce que tu veux et tu n’es pas toi-même. Tu fais des choses que tu ne ferais pas dans la vraie vie.»

C’est justement pour leur motivation et leur énergie que Luca Jalbert invite les jeunes dans ses projets. Puisqu’ils «ne sont pas encrassés par les techniques de jeu», les ados font preuve d’un naturel désarmant et plongent facilement dans un nouvel univers. 

«J’ai toujours travaillé avec la jeunesse. J’aime l’énergie que les jeunes dégagent, cet imaginaire qui est encore tout neuf. Il n’est pas écrasé par les doutes. Ils sont portés à être ouverts à tout et à essayer», observe-t-il.

Les saisons 1 et 2 sont disponibles sur la chaîne YouTube Ça fout la chienne et la troisième sera mise en ligne cet automne. 

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