Les membres du Service de soutien aux proches aidants Lévis et Saint-Lambert peuvent notamment échanger lors des déjeuners-discussions de l’organisme. - Photo : Courtoisie

À l’occasion de la Semaine nationale des personnes proches aidantes, qui se déroulait cette année du 7 au 13 novembre, le Journal s’est entretenu avec un aidant naturel lévisien, ainsi qu’avec l’une des coordonnatrices du Service de soutien aux proches aidants Lévis et Saint-Lambert qui œuvre également au sein de leur service de répit.

Sous le thème Ensemble, cultivons l’humain, la semaine des proches aidants permet de mettre en valeur cet important rôle qui touche beaucoup de familles lévisiennes et dans la province. Œuvrant auprès des proches aidants, l’intervenante et coordonnatrice du service de soutien aux proches aidants Lévis et Saint-Lambert, Marie-Eve Tremblay, a rappelé l’importance grandissante de cette semaine thématique.

«Les besoins des proches aidants sont en augmentation et principalement les demandes au sein de notre service de répit. Chez nous, les demandes de services sont en hausse constante. Être proche aidant est parfois l’engagement le plus important d’une vie. Ils ont souvent à changer les projets qu’ils avaient et pour certain, ils le font par amour et par loyauté, chacun le vit à sa façon. Penser à soi est nécessaire à l’égard de cette implication majeure. Il y a beaucoup de personnes qui viennent vers nous, dont le proche est atteint d’une maladie neurocognitive, ce qui représente un engagement affectif considérable, dont les étapes du deuil sont constantes. Notre travail est de leur offrir un soutien individuel et de leur donner une oreille attentive, par le biais d’activités de groupe et de déjeuners-discussions. Cette semaine, nous reconnaissons encore plus leur amour en soulignant qu’ils sont un atout majeur dans la société», a souligné Mme Tremblay.

Un important appui

D’ailleurs, le soutien des organismes de la région qui supportent les proches aidants fait toute une différence, comme l’a partagé un proche aidant au Journal. «Si je n’avais pas eu recours à l’aide des organismes lévisiens, de la Société d’Alzheimer et des travailleurs sociaux, je ne serais pas là aujourd’hui. De l’annonce de la maladie jusqu’à maintenant, beaucoup de choses ont changé. Cela fait huit ans que je m’occupe de ma femme, sans l’aide extérieure, elle serait placée. Ce qui est difficile est d’avoir changé ma vie et mes projets de retraite. Ma vie s’est arrêtée. Je suis à la maison avec elle et j’assiste à la mort de celle que j’aime, après 53 ans de mariage. Je me suis dit qu’elle l’aurait fait pour moi aussi, elle ne m’aurait pas laissé, je lui dois cela. J’ai beaucoup appris la patience, la respiration et la marche m’aide beaucoup au quotidien. Je lis beaucoup sur le sujet des proches aidants et ce qui m’aide le plus ce sont les rencontres avec les autres aidants naturels qui vivent sensiblement la même chose que moi», a-t-il confié.

L’intervenante Marie-Eve Tremblay mentionne l’importance de prendre soin de soi dans ces moments, afin de prévenir un vide, comme elle l’a nommé, à la suite du décès du proche.

«Puisqu’il se sont donnés corps et âme souvent plusieurs années, il y a parfois un vide à la suite du décès. Ils se retrouvent seuls avec eux même, après le vécu d’une relation parfois fusionnelle, voilà l’importance de se permettre déjà des activités pour soi. Nous assurons qu’ils puissent verbaliser et ventiler afin de traverser toutes les étapes à vivre», a-t-elle témoigné.

«L’expérience d’être aidant naturel n’a pas que des côtés ardus et difficiles», a-t-elle ajouté.

Selon l’intervenante, l’implication leur permet de grandir en découvrant des qualités ou des facettes d’eux même encore inconnues. «Nous même sommes inspirés par leur résilience, leur capacité d’adaptation autant professionnellement que personnellement. Ils nous font grandir sans le savoir», a-t-elle conclu.

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