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Campagne de sensibilisation pour la sécurité à vélo

La tournée Jamais sans mon casque s’arrête à Lévis

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Photo : Gilles Boutin

01 mai 2026 02:59

L’organisme Avec Toute ma Tête débutera sa tournée Jamais sans mon casque, qui vise à sensibiliser la population grâce à des parcours de vélo et à des conférences dans les écoles primaires, le 4 mai. Cinq parcours dans la Chaudière-Appalaches ont été annoncés lors d’une conférence à l’école Notre-Dame en compagnie de Steven Blaney, maire de Lévis, le 1er mai, en amont de la tournée.

Du 23 au 29 mai, les secteurs Saint-Romuald et Desjardins, dans Lévis, auront chacun une boucle, alors que les trois autres de la Chaudière-Appalaches se dérouleront à Sainte-Marie, Saint-Georges et Montmagny.

Rappelons que cette tournée représente 57 parcours de 100 kilomètres à bicyclette à travers toutes les régions du Québec, au milieu desquels l’organisme s’arrêtera dans une école primaire pour remettre 57 casques de vélo pour permettre à des familles moins nanties d’avoir accès à une protection face aux traumatismes craniocérébraux.

L’événement se déroulait auparavant sur trois jours, mais Simon Poulin, directeur et fondateur de l’organisme Avec toute ma tête, a souhaité rallonger l’expérience pour s’assurer que le message soit entendu.

«Trois jours pour parler de l’importance du port du casque, ce n’était pas suffisant, lance celui dont la vie de son fils a été sauvée grâce au port de son casque lors d’une descente en planche à neige. Pour mes 57 ans, on a décidé de faire un défi santé de 5 700 kilomètres à travers les régions du Québec pour prendre davantage de temps pour passer le message que le port du casque peut sauver des vies. Avec 12 semaines à marteler le message à tous les jours, on va peut-être finir à le faire passer un peu mieux.»

Bien que le casque permette de diminuer les chances d’être atteint d’un traumatisme craniocérébral, Simon Poulin rappelle qu’il n’empêche pas les commotions cérébrales.

«C’est une autre blessure qui est à prendre au sérieux, précise-t-il. Il existe le traumatisme craniocérébral grave et le léger, qui est la commotion cérébrale, qui n’est pas négligeable et sur lequel il faut se pencher au Québec.»

Lors de sa conférence à l’école Notre-Dame, l’instigateur de la tournée a d’ailleurs rappelé à une classe de quatrième année l’importance de traiter les commotions cérébrales, comme on le ferait pour une entorse ou une fracture.

Photo : Gilles Boutin

Enjeux de financement

Si Avec Toute ma Tête a réussi à offrir 28 000 casques l’année dernière, l’organisme ne pourra en fournir qu’entre 5 000 et 6 000 cette année, faute de financement. Selon Simon Poulin, l’enjeu économique est un facteur important du non-port du casque chez les enfants. Il croit donc que des investissements en prévention en santé sont nécessaires de la part du gouvernement provincial pour fournir des casques aux 235 000 jeunes issus de milieux défavorisés qui n’en possèdent pas.

«Un traumatisme craniocérébral grave, seulement la première année avec les soins intensifs, l’hospitalisation et le centre de réadaptation, coûte 400 000 $. Si on prend seulement quatre accidents du genre, que je ne souhaite pas, mais qui vont survenir sans casques, coûtent 1,6 M$. Avec ce montant, je peux fournir 235 000 casques», conclut Simon Poulin.

Vous pouvez voir toutes les photos de notre photographe, Gilles Boutin, sur notre page Facebook.

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