L’organisme lévisien s’est porté acquéreur du bâtiment patrimonial situé au 298, rue Saint-Joseph dans le secteur Lauzon. Ce dernier est l’ancien presbytère de l’église Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy.
Depuis ses débuts, l’organisme n’avait été que locataire de locaux sur le territoire de Lévis, notamment plus récemment dans les installations de l’École Marcelle-Mallet avant son déménagement de 2024.
«On était rendu à un point tournant où on se disait qu’il était difficile de développer et de bâtir quelque chose de solide lorsque nous sommes sur un siège éjectable. […] On avait une entente de sept ans avec Marcelle-Mallet. L’école a dû faire face à une hausse d’élèves qui a fait qu’ils ont eu besoin de l’espace», raconte Maude Julien, directrice générale du CPSL.
Pour l’organisme, il s’agit également d’un retour aux sources, comme c’est dans le secteur Lauzon que ce dernier est né et y a débuté ses activités en 2010. Pour Maude Julien, ce mouvement leur permettra également de se rapprocher d’une bonne partie de leur clientèle, bien que le CPSL vienne en aide aux familles de tout le territoire lévisien.
«Cet endroit, on l’idéalise, le docteur Rousseau et moi depuis 15 ans. Depuis le jour 1, on était à côté au coin des rues George-D.-Davie et Saint-Joseph, puis on passait devant le presbytère et on se disait un jour il va être à nous. 15 ans plus tard, on avait les moyens financiers parce qu’on a fait des choix très judicieux. Ça fait 15 ans qu’on fait appel à des donateurs, des partenaires, des collaborateurs et on va continuer de le faire. On va continuer de cogner aux portes des gens qui ont toujours soutenu le CPSL», ajoute-t-elle.
En plus d’accueillir ses familles dans de nouveaux locaux, le centre se prépare également à agrandir son offre de services, notamment par l’ajout de membres à son équipe. Bien que l’équipe actuelle réussisse à subvenir aux besoins des familles dans un délai raisonnable, il reste que certains doivent attendre un certain temps pour obtenir un suivi avec l’équipe qui ne chôme pas.
Grâce à ces ajouts et pour rejoindre plus facilement les familles de l’ouest de Lévis, le CPSL compte déployer également une équipe une journée par semaine dans un point de service dans cette partie de la ville. L’ajout de ce service se ferait après le déménagement, selon le recrutement supplémentaire qui aura été fait par le centre.
L’organisme souhaite offrir davantage de thérapie alternative aux enfants qui le fréquentent, voyant que celle-ci fonctionne bien auprès de sa clientèle. Ayant une clientèle composée de plus en plus de nouveaux arrivants, le CPSL fait face à de nouveaux défis, notamment face à des enfants ayant vécu dans des réalités de pays en guerre et d’autres traumatismes auxquels les Québécois de souche ne font pas face.
«On est toujours à l’affût des dernières nouveautés au niveau de l’intervention. Depuis la pandémie, on a mis sur pied un modèle de pratique nature et aventure qui est vraiment porteuse pour nos jeunes. On est aussi à l’affût des thérapies alternatives, comme par l’art ou la musique», explique Maude Julien.
Un espace pour la communauté
Avec l’acquisition de l’ancien presbytère, Maude Julien souhaite pouvoir redonner le bâtiment à la communauté en y installant ses activités. La directrice générale crée également un lien entre son usage originel et celui qui en sera fait alors que ce dernier a déjà pu être un lieu d’entraide et de soutien à la communauté lorsque l’Église en était le propriétaire.
«On a de beaux projets, d’avoir un espace de jardin avec des bancs, avec des arbres pour la communauté. On veut que ça devienne un lieu vivant pour nos familles, mais aussi pour que la communauté puisse venir s’y déposer», conclu Maude Julien.
Le CPSL prendra possession de son nouvel espace dès le 1er avril. Nécessitant des travaux d’aménagement, l’organisme devrait y déménager ses activités vers la fin du mois d’août prochain, sans coupure de service.
Rappelons que le CPSL a pour mission d’accueillir et d’accompagner les enfants issus d’un milieu vulnérable pour favoriser leur développement, leur santé physique et leur bien-être, tout en travaillant avec leur milieu.