C’est ce qu’a annoncé la ressource lévisienne œuvrant auprès des personnes vivant des difficultés lors d’une séance d’information tenue le 27 mai avec les voisins et commerçants du Vieux-Lévis.
Le bâtiment actuel situé au 55, côte du Passage, a donc été mis en vente à environ 655 000 $ afin d’aller chercher le montant nécessaire pour compléter les travaux du futur lieu sur la rue Charles-Rodrigue.
Jean-Philippe Gagnon, directeur général du CAPJ de Lévis, a assuré son intention de le vendre «le plus rapidement possible». Initialement, la vente devait se faire auprès d’un organisme qui se spécialise dans la construction de logements sociaux, mais comme personne n’a démontré son intérêt, le bâtiment peut maintenant être vendu à n’importe qui.
Les représentants du CAPJ et de la Ville de Lévis ont été longuement questionné quant au nouvel échéancier, ce à quoi ils ont répondu qu’aucune date n’a encore été fixé pour le déménagement. En attente des plans et devis, les investissements nécessaires seront ensuite plus clairs et le CAPJ s’est engagé à donner une date dès que possible.
Beaucoup de mécontentement
La cinquantaine de citoyens et commerçants venus assister à la rencontre se sont ensuite succédé au micro pour exprimer leur mécontentement et leurs questionnements.
Ces derniers ont répété à de nombreuses reprises qu’ils ont «hâte que le 55 parte» du Vieux-Lévis, soulignant la «façon de faire qui est criminalisée», des visiteurs du centre.
«Je ne pensais pas que c’était aussi grave le problème. Je pensais que c’était concentré autour du 55 et de la rue Saint-Louis, mais je vois que c’est très généralisé. Quelqu’un demandait si après le départ du 55, le problème serait vraiment réglé et effectivement, c’est rendu grave maintenant. […] Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas d’échéancier. Je ne comprends pas non plus qu’avant d’annoncer le déménagement, il n’y avait pas un financement clair. Ils sont allés acheter un bâtiment sans savoir», a exprimé une voisine qui a indiqué que l’un des usagers du 55 avait récemment escaladé sa terrasse pour y allumer un feu.
D’autres citoyens ont également signalé les nombreuses seringues retrouvées sur leur terrain, les nuits écourtées afin de surveiller leur chez-eux et le manque d’action du service de police.
«Je ne pense pas que la police intervient moins. Je pense que la police, à chaque intervention, chaque personne qui appelle le 911, il y a un déploiement. C’est plus un effet du volume. Il y a de l’exaspération, donc on a la mèche un peu plus courte, mais je pense honnêtement que la police de Lévis, pour toutes les fois qu’un citoyen appelle, il y a une prise en charge qui est faite», a répondu François Bélanger, directeur général adjoint de la Ville de Lévis.
Ce dernier a également rappelé la mise en place d’une équipe de rue dans le Vieux-Lévis pour favoriser un climat harmonieux et sécuritaire et répondre aux appels des commerçants et citoyens.
Par ailleurs, lors de la présentation, la Ville a indiqué que l’une de ses actions pour l’été à venir serait de mettre en place plus d’animations dans les rues du quartier pour favoriser un meilleur climat. Cette annonce a été froidement reçue, alors que bon nombre de voisins du 55 ont lancé qu’ils ne «veulent pas d’animation» et qu’il serait préférable «de mieux investir sur des travailleurs de rues plutôt que sur de l’animation», provoquant une salve d’applaudissements dans la salle.
La Ville de Lévis a conclu en mentionnant que les citoyens seraient tenus informés de la suite des choses et qu’une rencontre avec les voisins du prochain lieu se tiendra prochainement.