Fondé à Lévis en avril 1986 par Marcelle Audet et l’abbé Denis Cadrin, Secours Tiers-Monde vient principalement en aide aux enfants les plus défavorisés dans les pays en voie de développement. Par l’intermédiaire de missionnaires québécois et organismes locaux, Secours Tiers-Monde répond à des besoins pressants dans plus de vingt pays, alors qu’il promeut des projets de développement en santé, éducation, agriculture, alimentation, tout en favorisant l’autonomie des populations touchées.
«C’est beau de voir qu’il y a une continuité et que d’autres personnes ont pris la relève dans l’organisme, souligne Denis Cadrin. Il y a beaucoup de personnes-ressources qui sont sur le terrain. Il y a évidemment beaucoup de personnes qui ont été aidées, certains sur plusieurs années, et il y a eu des projets qui touchaient beaucoup de monde.»
Des milliers de jeunes soutenus
Parmi les projets qu’il épaule, l’organisme répond à diverses demandes, telles que écolages, parrainages, bourses d’études et projets communautaires. En 40 ans, ce ne sont pas moins de 8 256 enfants et jeunes qui ont été aidés et 1 473 projets qui ont été financés pour un total de 11 205 222 $. Au fil des ans, Secours Tiers-Monde a également dû s’adapter aux réalités changeantes sur le terrain.
«Au début, c’était surtout des missionnaires qui partaient d’ici et allaient dans différents pays du tiers-monde. Maintenant, ce sont surtout des personnes qui travaillent déjà sur le terrain. Ça fonctionne plus facilement qu’autrefois parce que là, il y a des transferts de banque à banque qui peuvent se faire, ce ne sont plus des missionnaires qui partent avec un certain montant d’argent. Au début, c’était plus artisanal. Des personnes venaient nous présenter leurs projets et ils étaient acceptés si on les trouvait acceptables. Maintenant, il y a des moyens électroniques qui favorisent le transfert des demandes qui viennent de partout. Il faut être très sélectifs avec les projets. On a déjà travaillé avec l’appui d’autres organisations internationales et maintenant, on fonctionne plus avec de petits projets sur le terrain avec des personnes-ressources que nous connaissons», explique le co-fondateur.
Des besoins toujours présents
Malgré l’adaptation des dernières années et les progrès réalisés, Denis Cadrin estime que les besoins humanitaires demeureront toujours importants.
«On sait que les besoins vont toujours demeurer et on sait comment les plus pauvres se sont appauvris. Ils ne s’enrichissent pas, ils deviennent de plus en plus pauvres et il y en a de plus en plus dans tous les pays, même ici. Il faut toujours continuer de faire de la sensibilisation auprès des gens qui sont plus pourvus pour aider les autres qui sont moins favorisés. Dans l’avenir, on veut continuer de travailler sur la sensibilisation et travailler sur les moyens qu’on peut trouver pour aider le plus de monde possible», conclut Denis Cadrin.