«La Fabrique de la paroisse Saint-Joseph-de-Lévis nous a avisé que nous devions quitter le sous-sol de l’église. Un manque de bénévoles et les coûts supplémentaires engendrés par une relocalisation ne permettaient pas d’atteindre une rentabilité financière pour assurer la continuité de notre mission d’aider les plus démunis de notre quartier. C’est une perte de service pour la communauté de Pintendre et des environs. L’aide alimentaire aux bénéficiaires continuera jusqu’en décembre», a d’abord expliqué Louise Martineau, présidente de la Conférence Saint-Louis-de-Pintendre.
Depuis 1977, la société y offrait bon nombre de vêtements «à prix très compétitifs» et, ensuite, les recettes permettaient d’offrir de l’aide alimentaire à la communauté.
«Il y a des gens qui venaient de Sainte-Claire, Saint-Damien-de-Buckland, Lévis, Charny, etc. […] On ouvrait le mardi après-midi et il y avait facilement une centaine de personnes par semaine qui venaient», a souligné Louise Martineau.
Tentatives de trouver un plan B
Après avoir appris la nouvelle, des démarches ont été entreprises afin de trouver une solution, notamment en cherchant un nouveau local, mais en vain.
«Ça fait au moins un an qu’on rencontre les gens de la Fabrique pour voir qu’est-ce qui était possible de faire parce qu’ils nous disaient que l’église était à vendre et, à un moment donné, dépendamment de l’acheteur, il faudrait peut-être quitter. On a essayé de trouver un nouveau local. On est un organisme, on ne peut pas se permettre de payer des prix de locaux assez importants parce qu’on vit uniquement des dons. On a eu une possibilité avec un prix raisonnable, mais ça n’a pas fonctionné», admet Pierre Hébert, qui est en charge de l’ensemble des conférences de Lévis et membre du conseil d’administration de la Société Saint-Vincent-de-Paul, conseil central du Québec.
Par ailleurs, Louise Martineau estime que les intervenants externes ont été contactés pour tenter de trouver de l’aide, mais encore une fois, cela n’a pas fonctionné.
«Nous avons essayé auprès de la Ville de Lévis pour voir s’il y avait quelque chose à faire. On a parlé au conseiller municipal de Pintendre aussi. Mais, comme organisme, nous ne sommes pas reconnus par la Ville de Lévis puisque le siège social de l’entité est à Québec. […] En 2018, nous avions appris qu’on devait fermer et on s’est rendu huit ans plus tard. On s’en attendait depuis un moment (à la fermeture). S’ils trouvaient un acheteur, on partait», a souligné la présidente.
Alors que des situations semblables sont survenues, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans les derniers mois, Pierre Hébert ne cache pas son inquiétude face aux difficultés vécues par les conférences de la Saint-Vincent de Paul.
«Historiquement, nous étions souvent dans les sous-sols des églises qui nous prêtaient leurs locaux. Puis, de plus en plus, les églises ferment et on perd nos locaux. C’est ce qui engendre cette situation-là partout au Québec. C’est un défi, en plus de la difficulté à trouver des bénévoles. On a un vrai défi à trouver de la relève», a conclu Pierre Hébert, qui rappelle que la conférence de Pintendre comptait 25 bénévoles.