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GRIS Chaudière-Appalaches

La communauté LGBTQ+ lévisienne aura sa célébration de la Fierté

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Photo : Unsplash - Sophie Emeny

18 août 2026 09:21

Pour la première fois cette année, la Fierté sera soulignée du côté de Lévis. Porté par l’organisme GRIS Chaudière-Appalaches (Groupe régional d’intervention sociale), l’événement aura lieu le 3 septembre prochain au pub le Corsaire, situé dans le secteur de la Traverse. Le tout est tenu en amont de la Fierté de Québec, qui regroupe des activités du 4 au 6 septembre.

Ayant pour mission de démystifier les réalités liées à la diversité sexuelle et à la pluralité de genres, le GRIS Chaudière-Appalaches a senti une volonté de ses membres et de ses bénévoles d’avoir un événement chez eux, à Lévis. 

«Fierté Québec est établi depuis plusieurs années. Ils ont une super programmation, une super équipe. On a eu quelques rencontres, ils nous ont encouragés et on s’est un peu concerté. C’est une première année test. Il y a plein de gens qui sont super enthousiastes et cela donnera peut-être une collaboration très fructueuse avec eux», explique Carlo Alberton, directeur général du GRIS Chaudière-Appalaches.

Bien que l’événement ait lieu à Lévis, l’organisme offre ses services à l’ensemble de la région. Les portes de cette activité sont ouvertes à toutes les personnes de 18 ans et plus. 

«Lévis connaît un essor démographique. Il y a de plus en plus de gens. Il y a de plus en plus d’ouverture. Il y a des gens qui sont fièrement Lévisiens ou de la Chaudière-Appalaches et qui ont envie de célébrer sur leur territoire, il y a quelque chose de symbolique», mentionne le directeur général. 

Pour l’occasion, la chanteuse ayant participé à la dernière édition de Quel Talent!, Laura Schembri, présentera son spectacle au Corsaire à 19h. Le tout sera suivi d’une disco à 20h30. 

«On avait envie de quelque chose de festif. Le Corsaire est un lieu très important, symbolique et proche de la rive. On voulait aussi que ce soit rassembleur et ouvert à tous», ajoute Carlo Alberton. 

Pour l’instant, le GRIS Chaudière-Appalaches attend de voir l’engouement pour son événement, mais l’organisme pense déjà à la suite et espère faire grandir les festivités du côté de Lévis. 

«Cette année, ça va être une fierté un peu plus adulte comme on n’a qu’un événement. Est-ce que l’année prochaine et les années subséquentes on fera une Fierté plus étendue? Ce sera à voir. Ça pourrait être possible d’avoir d’autres activités en marge», mentionne le directeur général. 

Un défi de sensibilisation qui se poursuit

Par sa mission, le GRIS Chaudière-Appalaches va notamment à la rencontre des jeunes dans les écoles pour donner divers ateliers. L’organisme offre également de l’accompagnement psychosocial, des groupes de soutien, des formations et du jumelage. 

«Il y a encore des gens à Lévis et en Chaudière-Appalaches pour qui c’est plus difficile de s’affirmer dans leur milieu. On a cette barrière dont on est conscient de l’existence en milieu urbain qui est entouré de milieux plus ruraux et de plus petits milieux urbains. Cette réalité peut exister, peu importe le territoire où on est. Toutefois, c’est vrai que dans des marchés urbains secondaires, c’est notre réalité. Je ne dis pas que les milieux plus petits sont moins ouverts, mais que dans les milieux plus petits, parfois la visibilité est moins présente. Quand quelque chose est invisible, on comprend moins que ça existe», partage Carlo Alberton, qui rappelle que les personnes faisant partie de la diversité sexuelle et de la pluralité de genres représentent 10 à 15 % de la population. 

Alors qu’une montée de la haine envers les personnes LGBTQ+ dans les milieux scolaires a été rapportée plusieurs fois dans les médias au cours des dernières années, la Chaudière-Appalaches ne fait pas exception à ce phénomène. 

«C’est sûr que depuis deux ou trois ans, notre réalité est un peu différente. Il y a un durcissement du ton dans beaucoup de pays par les gouvernements qui sont élus, qui sont plus à droite et plus réfractaires à l’avancée des droits des personnes LGBTQ2+. C’est moins rare maintenant qu’on sent que les questions des élèves sont teintées de cette réalité. On remet un peu plus notre existence en question et on questionne l’avancée de nos droits. La base de cette haine ou de cette méconnaissance vient beaucoup de l’avancée du masculinisme», déplore Carlo Alberton. 

Pour lui, un événement comme la Fierté vient remettre un baume plus positif sur une réalité qui peut être plus difficile pour plusieurs. 

«Ça ravive la flamme, ça ravive l’enthousiasme et ça donne des ailes dans une période où c’est plus sombre. De lire, de voir, d’entendre tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux, il y a tellement de choses négatives qui sont véhiculées que ça nous atteint. De pouvoir célébrer la Fierté, ça montre qu’il n’y a pas de honte à être qui on est. Mis à part nos attirances, il n’y a rien qui nous distingue des autres êtres humains, donc c’est de célébrer notre appartenance», conclut-il. 

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