L'UMQ estime que ces mesures seraient «inefficaces, coûteuses et contraires» aux efforts actuels de rationalisation de l'État.
Citant le rapport commandé par le gouvernement du Québec et sur lequel s'appuie le projet de loi, l'UMQ a aussi souligné que 89 % des municipalités «n'ont jamais rencontré de problème lié à l'application actuelle des règles en matière de laïcité de l'État». Ainsi, l'union argue que les situations évoquées dans l'espace public «sont rares et ponctuelles» et que les règles en place fonctionnent.
«Nous respectons pleinement les principes de la laïcité de l'État. Ce que nous refusons, ce sont des mesures inutiles, lourdes et déconnectées de la réalité municipale. L'adoption du projet de loi sur le renforcement de la laïcité de l'État ajoutera de nouvelles obligations qui détourneront des ressources municipales des enjeux urgents comme l'itinérance, la crise du logement, l'entretien des infrastructures et l'adaptation aux changements climatiques», a conclu Guillaume Tremblay, président de l'UMQ et maire de Mascouche.