Un retour des terres de Rabaska en zone agricole
Le dossier des terres de Rabaska a encore été présent dans l’actualité en 2025. Le gouvernement provincial ayant racheté la société en commandite Rabaska et les terres situées à l’est de Lévis en 2024, Québec officialise le retour de près de 110 des 167,1 hectares en zone agricole, le 5 septembre dernier. Il s’agissait de l’engagement pris par le gouvernement lors de l’acquisition du site.
Bien que ce retour soit accueilli positivement par l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Lévis, le groupe souhaiterait toutefois assurer davantage leur protection par d’autres mesures et retourner l’ensemble des terres de Rabaska en zone agricole. Le Collectif Sauvetage, regroupement citoyen qui œuvre à la sauvegarde du site, est du même avis. Les deux organisations ont d’ailleurs continué de mener des actions en ce sens, notamment par une opération d’affichage de pancartes, une manifestation au printemps dernier ainsi qu’une série de lettres ouvertes publiées dans les médias cet automne, signées par le président de l’UPA de Lévis, Jean-Paul Tardif.
Photo : Archives - Gilles Boutin
Lutte à l’itinérance
Un autre dossier qui a continué de faire couler beaucoup d’encre cette année est le déménagement de la ressource pour personnes en situation d’itinérance le 55 et son refuge.
L’ancien maire de Lévis, Gilles Lehouillier, ayant annoncé le déménagement de la ressource à l’automne 2024, les avancées dans ce dossier se sont fait attendre longtemps par les citoyens et commerçants du quartier qui se sentaient alors «saturés» au printemps dernier. Plusieurs situations avaient été dépeintes par ceux-ci, notamment des portes d’entrée défoncées, des cris durant la nuit ou encore de la consommation en public qui rendaient la cohabitation difficile.
La Ville de Lévis, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Chaudière-Appalaches (CISSS-CA) et l’organisme responsable du 55, le Centre aide et prévention jeunesse (CAPJ), ont finalement annoncé le nouveau secteur qui accueillera l’accueil inconditionnel dès l’été 2026, selon les prévisions. C’est dans le secteur de la rue Charles-Rodrigue, à la limite entre Lévis et Saint-David, que la ressource déménagera dans un lieu «mieux adapté» aux besoins de la clientèle.
Photo : Archives - Gilles Boutin
Des chantiers qui se terminent et d’autres à venir
Les Lévisiens auront vu la fin des travaux sur deux des tronçons du boulevard Guillaume-Couture en 2025. Ce sont les sections situées entre le chemin du Sault et la rue de Mercure, dans le secteur Saint-Romuald, ainsi que la section de la route du Président-Kennedy jusqu’au boulevard Alphonse-Desjardins, dans Lévis, qui ont vu les chantiers prendre fin. La Ville poursuit les travaux en 2026 pour la section du boulevard entre Alphonse-Desjardins et la rue Saint-Omer.
Alors que tous les candidats aux élections municipales l’ont réclamé durant la campagne électorale, les travaux d’élargissement de l’autoroute 20 en direction ouest débuteront finalement en 2026, a annoncé le député de Lévis et ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, cet automne. La troisième voie devrait être pleinement utilisable dès 2029 et des travaux de finitions se poursuivront par la suite.
Photo : Archives - Gilles Boutin
Des besoins en éducation
Alors qu’il occupait toujours ses fonctions de ministre de l’Éducation, Bernard Drainville a annoncé au printemps dernier des coupures importantes dans le domaine éducatif. Au Centre de services scolaires des Navigateurs (CSSDN), plus de 740 membres du personnel ont signé une pétition afin de faire reconsidérer les compressions en juin dernier.
Sans modification lors de la rentrée scolaire, le CSSDN se retrouvait face à un manque à gagner de 4 M$, épongé par l’arrêt de certains programmes qui ne pouvaient pas être adéquatement réalisés par manque de personnel. Les écoles privées de Lévis n’ont pas fait exception à ces coupures, alors que celles-ci ont toutes dû augmenter la facture ainsi qu’éponger une partie des coûts.
La rentrée à l’École Clair-Soleil, dans le quartier Saint-Nicolas, s’est également faite dans les nouveaux modulaires cette année alors que l’école doit être démolie et reconstruite. Si la rentrée scolaire de l’école a dû être retardée de quelques jours pour finir l’installation des modulaires, cette option était priorisée afin d’éviter de séparer les élèves dans plusieurs établissements scolaires de Lévis.
Photo : Courtoisie - Ministère des Transports et de la Mobilité durable
Un tracé qui ne fait pas l’unanimité
Après que l’année 2025 ait débutée avec une demande du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, au gouvernement du Québec de «préciser dans les meilleurs délais ses intentions sur le Plan CITÉ déposé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) Infra» et qu’il «inscrive dans le plan global de mobilité la réalisation d’un lien autoroutier entre les deux rives et qu’il annonce à la population dans les meilleurs délais les détails», un tracé a finalement été présenté par la ministre du Transport d’alors, Geneviève Guilbault, au mois de juin.
Ce dernier prévoit de relier le chemin des Îles à la promenade Samuel-De Champlain, un tracé au centre de la Ville. Il ne correspond toutefois pas à la vision de plusieurs intervenants lévisiens, dont le nouveau maire de Lévis, Steven Blaney, qui croit fermement que le troisième lien devrait se situer à l’est de la ville.
Depuis l’annonce du tracé, le gouvernement a procédé à l’amorce de sa procédure d’évaluation environnementale à la fin du mois d’août ainsi qu’à la publication d’un avis d’intérêt international pour le projet le 15 décembre. Plus de détails quant au projet devraient être annoncés cet hiver par le nouveau ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien.